jeudi 24 février 2011

QUATRE VINGT CINQUIEME SEMAINE DU LUNDI 14 AU MERCREDI 23 FEVRIER 2011

Voilà, cette semaine va être un peu plus longue que normale, mais je ne peux dissocier ces derniers jours des autres.
Les premiers jours de la semaine ont été fait de beaucoup de bricoles pour Jmi, qui a passé son temps dans les moteurs, déssalinisateur…….enfin toujours un tournevis, un écrou, des joints, de la colle, etc…….dans les mains.
Le soir nous allons tout de même faire notre tour à terre, boire un pot ou grignoter quelque chose.
La bouffe ici, ce n’est pas terrible. Très anglaise voir limite américaine.
Mais nous avons trouvé un petit bistrot, où Angie (qui est devenue une copine malgré la distance de la langue) nous prépare un « Apetizer Plater » pas mal du tout (croquettes au fromage, ribbs laqués, ailes de poulet grillées et courgettes cuites al dente) avec un petit vin Chilien que certains vins français pourraient envier.
Vendredi matin, nous descendons faire notre clearance de départ, un petit tour au marché et vers 14h départ pour le nord mais ………..on ne sait pas où.
Car ici c’est la mer et le vent qui décident et notre envie de rejoindre la Martinique ou la Guadeloupe n’est pas du tout de leur goût.













Ce qui va suivre m’a été dicté par Jmi.

"Traverser la mer des Caraïbes du Sud vers le Nord Est, est une entreprise difficile voir impossible.
Bien sûr en tirant de longs bords, tout est possible.
Mais si cela était à refaire, il aurait mieux valu prendre de l‘Est en partant sur Tobago ou Grenade d‘île en île, les navigations sont plus courtes (ce que nous avions l’intention de faire, si nous n’avions pas été bloqué plus d’un mois à Curaçao).
Nous avons donc opté, pour une traversée directe vers le Nord en comptant environ 4 jours de mer.
Nous avons pris la météo, qui est tout de même assez fiable en règle générale, qui annonçait des vents d’est et nord-est de 10 à 20 nœuds et nous voilà partis.
Nous contournons l’île avec un bon vent jusqu’à environ 21h puis le vent est tombé à moins de 10 Nœuds et pour notre lourde embarcation remonter au près avec moins de 10Nds est une mission impossible.
Donc nous avons oublié le cap au Nord et en avant vers le Nord Ouest direction Cuba.
Ce vent nous a porté environ 24 heures puis il s’est encore affaibli et est tombé à moins de 6 Nds.
Là, vu les courants nous déportant vers l’Ouest, il ne restait qu’à mettre les moteurs et route plein Est vers la Martinique.
Toutefois cette route « moteur » pendant près de 24 heures nous donnait de l’angle pour remonter au près vers notre but.
Après cette pétole, le vent a commencé à monter en puissance venant toujours du Nord Est. De 5 Nds nous sommes passés à plus de 20 puis plus de 25 avec de longues rafales à 30/35 voir 40 Nds.
Cette traversée fut celle des « premières fois ».
Jmi n’a jamais été dormir dans la cabine (ce qui n’a jamais été le cas) pendant que je tenais mon quart, pour la première fois, nous avons mis 3 ris à la grand voile et un string en guise de génois, pour la première fois il a mis un harnais de sécurité (à ma demande expresse) et il a même sauté des repas(ce qui n’est pas son genre du tout, vous le connaissez!!).
Malgré le peu de voiles sorties, nous progressons à 5 ou 6 Nds, mais pas sur notre route.
La mer était forte, croisée, déferlante, avec des creux de 5 mètres, les chocs des vagues sous la coque étaient assourdissants et impressionnants.
Nous pensions que le bateau allait se disloquer.
Bien sûr, des vagues sont venues recouvrir le pont et l’eau de mer salée et poisseuse est venue envahir cockpit, carré, et même notre cabine car un taquet de hublot de pont avait été mal fermé et nous ne nous en étions pas rendu compte (quelques millimètres d’ ouverture suffisent dans ces cas là).
Le mauvais temps a duré 48 heures sans discontinuer, nous progressions toujours mais pas dans la bonne direction.
Le bateau tapait trop fort et nous avions la peur de casser du matériel si nous voulions tenir notre Cap vers Puerto Rico.
Au bout de ces longues heures de très mauvais temps, le vent a commencé à mollir tout doucement, toujours au Nord Est, et la vie normale a repris. La grand voile est passée de 3 ris à 2 puis à 1 et nous avons mis le génois à 1/3 puis entier. Nous avons repris un cap au plus près serré mais qui nous emmenait sur St Domingue.
Le dernier jour le vent a enfin tourné à l’Est et s’est établi à 15/20 Nds ce qui nous a permis de remonter vers le Nord et d’arriver sur le passage de la Mona entre la République Dominicaine et Puerto-Rico.
Donc re moteur plein Est sur près de 45 Mn pour aller rejoindre enfin la terre et la ville de Ponce à Puerto Rico!!
Sans oublier les « agréments de la croisière » : l’ écoute du génois a pété pendant la première partie du voyage ainsi que la drisse de Gégène (Genaker) en haut de mat, et perte de la gaffe, non ! pas la ‘’raccourcie’’ par Jean-Jacques… mais la bonne ,la longue! utilisée pour récupérer le Gégène tombé à la mer!"


ENFIN NOUS APPELLERONS CELA UNE TRAVERSÉE DE MERDE!!!!

mardi 15 février 2011

QUATRE VING QUATRIEME SEMAINE DU LUNDI 7 AU DIMANCHE 13 FEVRIER

Lundi, tout aussi désespérant que le lundi précédent.
Les mécanos ont récupéré à la douane des pièces pour d’autre bateaux mais pas la notre……..
Le mauvais sort serait-il tombé sur nous????
Mardi, ça y est dans l’après midi la pièce arrive enfin au chantier.
Normalement, elle doit être remontée demain????
Mercredi, effectivement, les mécanos arrivent et se mettent à l’ouvrage.
Tout va bien et apparemment il n’y aurait plus de problème…….
Nous faisons la connaissance de Jacques et de son petit voilier (9m) Gigondas.
Jmi le dépanne et monte à son mât pour lui renforcer l'attache de son antenne. La B.A. de la journée....
Mercredi, nous allons à Willemstad faire le plein de victuailles pour le départ et les démarches administratives de sortie à la douane et à l’immigration.
Jeudi, debout 6h, départ direction Bonaire. Mais …………….une fuite d’eau au moteur bâbord
pointe son nez et………….nous voilà encore bloqués pour la journée.
Les mécanos viennent et tout rentre dans l’ordre.
Vendredi, debout 6h (nous avons déjà l’impression d’avoir vécu le même scénario) redirection Bonaire.
Sortie du ponton sans encombres et à peine sortis, demi tour car le safran bâbord a été mal remonté et nous tournons en rond….nous retournons au ponton et le mécano vient presque tout de suite.
Mais cela nous a pris trop de temps pour prendre la direction de Bonaire, alors nous décidons d’aller à l’autre baie de Curaçao « Spanish Water ».
Nous y arrivons peu de temps après et apprécions le mouillage tant attendu.
Il faut dire que nous n’avions pas pris la mer depuis le 12 septembre 2010 et que Balafenn frétille de joie.
Samedi, départ 7h direction cette fois ci, de Bonaire et Kralendijk (que nous connaissons déjà pour y être passé avant notre retour sur la France).
Ce fut une journée de galère. Entre 20 et 25 nœuds de vent, pas exploitable puisqu’en plein dans le nez et donc cette traversée de 45 Mn se fera toute au moteur. La mer est formée et nous sommes trimbalés de part et d’autre.
Nous arrivons vers 19h à Bonaire et descendons tout de suite se prendre un petit pot au bar car nous estimons l’avoir bien mérité après cette journée de « merde ».
Dimanche, papier d’entrée en douane et à l’immigration et ensuite petite balade.
Nous connaissons déjà, mais ici, nous avons vraiment l’impression d’être en vacances………..

lundi 7 février 2011

QUATRE VINGT TROISIEME SEMAINE DU LUNDI 31 JANVIER AU DIMANCHE 6 FEVRIER

Lundi, c ‘est désespérant, nous allons attendre toute la journée, mais rien ne se passe.
Le problème c’est que nous n’arrivons pas à savoir pourquoi nous sommes toujours au sec, alors que l’on nous promet la mise à l’eau depuis plusieurs jours!!!
Mardi, enfin, c’est parti!!!
Toujours impressionnant cette manipulation d’un bateau qui doit, tout de même, peser dans les 13 tonnes!!
Mais, malgré que nous soyons un peu fâchés envers eux, il faut reconnaître tout de même que ces gens sont de vrais professionnels et qu’il s’occupent de notre maison comme d’un bébé, ce qui est tout de même rassurant.
Voilà une bonne chose de faite!!
L’après midi nous prenons le Taxico pour nous rendre aux douanes, car nous n’avions une autorisation d’être sur le territoire de Curaçao que jusqu’au 31 Janvier.
Pas de souci, on nous prolonge de quinze jours.
Il reste encore le problème de la pièce du moteur tribord qui serait partie des USA depuis on ne sait combien de temps.
Vendredi, on nous annonce qu’elle « serait » arrivée sur l’île et que maintenant il faut attendre le passage en douane
Il fait vraiment très chaud et le vent s’est un peu calmé mais souffle tout de même assez pour nous aérer.
Samedi, notre dernière petite sortie à Willemstad (du moins nous l’espérons) que nous faisons toujours avec grand plaisir.
Nous n’attendons qu’une chose : PARTIR…….










































mardi 1 février 2011

QUATRE VINGT DEUXIEME SEMAINE DU LUNDI 24 JANVIER AU DIMANCHE 30 JANVIER 2011

Encore une fois, cette semaine est d'une tristesse pas possible.
On nous traîne en longueur.
Lundi cela sera pour mardi, puis mardi cela sera pour mercredi et ainsi de suite.
Vendredi, une lueur d'espoir.
Les mécanos sont venus remonter le moteur bâbord, celui qui avait besoin que l'on soit au sec pour la réparation. Ils nous annoncent que la pièce du moteur tribord est arrivée en douane et qu'il attendent l'accord pour aller la chercher.
Normalement, la mise à l'eau est pour cet après midi.
Mais non, car il y a à l'entrée de la cale un cata en panne qui bouche toute possibilité de sortie.
Alors cela sera pour lundi!!!
Nous en avons ras le bol et samedi partons faire notre petit tour hebdomadaire dans Willemstad.
Le temps est toujours pareil, chaud, venteux et quelques pluies éparses.