mercredi 16 novembre 2011

CENT VINGT DEUXIÈME SEMAINE DU LUNDI 7 NOVEMBRE AU MERCREDI 16 NOVEMBRE 2011

Hé bien voilà, après peu de temps de concertation, nous sommes tombés tous les quatre d’accord pour rester deux jours de plus sur cette jolie petite île de Bonaire.
Nous commençons à avoir quelques marques et à connaître quelques personnes et ces moments de séparations sont toujours pour moi très difficiles.
Mardi soir nous allons dire au revoir à Ely et Marvin, nos deux petits copains du café où l’on buvait un si bon vin blanc et où l’on dégustait les meilleurs Rib’s que je n’ai jamais mangés.





Mercredi, nous prenons le départ à 8h direction Curaçao. Nous avons 40Mn à faire. Le vent n’étant pas terrible, nous ferons malheureusement la moitié du chemin au moteur.
Nous arriverons vers 17h dans cette grande baie de Spanish Water à Curaçao.
Jmi et moi sommes déjà venus ici l’année précédente. Nous y avions laissé Balafenn pour notre retour en France et avions désespérément attendus à notre retour les pièces qui nous manquaient pour la réparation de nos moteurs.
C’est avec beaucoup de plaisir que nous y revenons.




Jeudi, nous partons tous les quatre en bus vers la Capitale Willemstad qui est éloignée d’environ 10km de notre mouillage.
Comme partout, les premières choses à faire sont de se rendre à la douane et à l’immigration.
Après ces démarches accomplies, nous flânerons toute la journée dans ces rues colorées et irons même jusqu’à rentrer dans le consulat hollandais où sont affichés les différents consuls qui ont été en place ici.
Petite pot à l’Iguana Café juste devant le pont pivotant et retour par le même bus jusqu’à notre mouillage.

















































Les jours suivant seront consacrés à la recherche de matériaux de bricolage divers et surtout à la préparation de notre futur départ vers Haïti, la Jamaïque et Cuba où nous devons être le 17 décembre au plus tard, nos premiers invités arrivant le 18.
Comme ces îles futures sont d’une grande pauvreté, nous allons faire le plein de conserves, pâtes, riz, eau, lait etc……pour essayer de pouvoir nourrir nos différents invités qui viennent nous rendre visite de mi décembre à mi février. Heureusement ici les commerces sont bien achalandés et l’on trouve à peu près tout ce que l’on désire, sauf peut être des cornichons à la Française et non sucrés!!
Lundi 14, nous avons rendez vous avec le représentant de North Sails (voiles neuves) car nous avons un petit problème d’attache. Pour une fois, la personne que nous attendons est à l’heure au rendez vous et la réparation est bien faite à notre grand soulagement.
Mardi 15, nous louons une voiture à 4 et partons d’une part faire nos papiers de sortie du territoire d’autre part pour faire une visite de l’île et enfin pour peaufiner nos besoins en alimentation que nous voudrions emmener.
Un petit tour à Sint Michiel où se retrouvent les flamands roses de l’île, une petite bouffe à Westpunt avec une vue imprenable sur l’immense baie et c’est déjà la corvée du super marché!!!
Nous rentrerons avec une voiture gonflée à bloc de victuailles et presque plus la place pour nous asseoir!!




























Nous décidons de partir jeudi 17. Nous avons environ 500Mn pour rejoindre Haïti et l’île à vache.
Suivant le vent que nous allons trouver, il nous faudra environ 4 jours pour y parvenir.

Je ne sais pas ce que nous allons découvrir dans ces îles, de la pauvreté sûrement.
Ce dont je suis sûre c’est que les connexions Internet sont pour ainsi dire inexistantes.
Alors je vous dis encore une fois à très bientôt.
J’essaierai, dans la mesure du possible, de vous donner des nouvelles dès que je le pourrai.

dimanche 6 novembre 2011

CENT VINGT ET UNIÈME SEMAINE DU LUNDI 31 OCTOBRE AU DIMANCHE 06 NOVEMBRE 2011

Lundi 31, nous sommes donc sur l’îlot des Aves surnommé Curricai. Mouillage assez tranquille.
En début d’après midi, nous voyons débarquer les Guarda Costas, qui comme à leurs habitudes (nous l’avons déjà vécu dans les autres îles) montent à bord pour la plupart (ils sont 5) et un plonge pour voir si nous ne dissimulons rien sous la coque. Encore une fois ils justifient leurs emplois en nous posons des tonnes de questions. Ils sont sympathiques, à notre demande ils enlèvent leurs chaussures. Avant de repartir, ils nous demandent quelques cigarettes et quelques bières. C’est le prix à payer pour être « tranquilles ».
Mardi 1er, nous prenons la route direction l’île de Bonaire. Jmi et moi connaissons déjà cette île anciennement totalement hollandaise et qui maintenant a un statut « d’indépendance » mais A et F vont la découvrir.
Ils sont tellement amoureux du Vénez (contrairement à nous), que nous nous faisons un peu de soucis par rapport à leur réaction quand nous arriverons dans un endroit dit « civilisé ».
Mais tout se passe bien. Il faut dire qu’ici, c’est un lieu calme. Il y a bien de temps en temps de la musique un peu forte dans les cafés mais cela est supportable. Nous mouillons sur des bouées (protection des fonds) et l’eau autour des bateaux est très belle et fourmille de milliers de poissons.
Nous allons passer quelques jours à nous balader, boire un pot le soir ou faire une petite bouffe dans un petit resto (les Ribb’s y sont merveilleux).



















Vendredi 4, nous louons une voiture (un pick-up avec 4 places) et partons découvrir le reste de l’île.
Nous ne connaissions que Kralendijk la capitale, animée avec ses petits commerces et ses nombreux bars fréquentés presque exclusivement par des Hollandais (ils y sont très nombreux).
Nous allons être très étonnés par ce que nous allons découvrir en rentrant dans les terres et en passant de l’autre côté de l’île. Tout d’abord, nous allons nous retrouver à la côte au vent avec un paysage presque lunaire. Des restes de corail en font le sol et la mer est assez forte, rien à voir avec l’endroit où se trouve nos bateaux.
Des forêts de cactus, de la rocaille. C’est très sec, mais nous y verrons tout de même des iguanes, des perroquets locaux et des ânes.


























































Nous nous dirigerons vers Rincon, la deuxième (et la dernière) ville de l’île. Mignon, un policier qui devait s’ennuyer à mourir s’arrête même pour nous demander si l’on avait besoin d’aide!! Nous y déjeunerons pour presque rien dans un petit Lolo (poulet et Cabri) à l’ombre d’arbres enchevêtrés dont un flamboyant.
De la musique un peu cubaine accompagne notre déjeuner ainsi que le chant des différents oiseaux dont des perroquets locaux et des oiseaux jaunes et noirs dont je ne connais pas le nom.







Nous redescendons vers Kralendijk et arrivons dans le sud de l’île. Nous rencontrons des centaines de Flamands roses (emblèmes de l’île) bien à l’abri dans des retenues d’eau saumâtre.












Puis nous allons visiter les maisons des esclaves (les femmes surtout portaient le sel des salines jusqu’aux embarcadères pour les bateaux).















Nous longerons les salines encore en activité. Les bassins de retenues passent de la couleur marron à la couleur violette suivant le taux de salinité.



Nous rentrerons doucement vers Kralendijk. Nous nous arrêterons dans un maison très particulière.
Un couple de vrais Bonairiens (un peu illuminés sans doute) a fait de sa maison un espèce de musée de l’insolite. Poupées de chiffons, vielles machines toutes rouillées (à coudre ou à écrire), reconstitutions historiques (Bethléem) et surtout tortues d’eau et Flamands roses ’apprivoisés’.
Ils sont six et elle nous explique qu’elle les a récupérés tout petits et blessés et que depuis ils vivent chez elle sans même essayer de se sauver ni de s’envoler. Incroyable.
Nous finirons cette super journée par quelque chose de moins amusant : faire les courses.
Fin de semaine tranquille.
Nous repartons lundi direction Curaçao (que nous connaissons déjà également) et allons essayer de faire découvrir cette île à Ti’ Corail.