mardi 5 juin 2012

CENT CINQUANTIÈME SEMAINE DU LUNDI 28 AU DIMANCHE 3 JUIN 2012


Lundi 28, aujourd’hui est le vrai jour du Mémorial Day, nous nous attendions à des défilés d’anciens combattants ou autres choses dans le même genre, mais rien de tout cela ne se passe.
Peut être ne sommes nous pas au bon endroit?

Mardi 29, en fin d’après midi nous allons nous balader à Fort Lauderdale et surtout dans sa rue principale la Las Olas.
Comme le temps n’est vraiment pas terrible nous finissons la journée au Saint Tropez (notre petit bar resto français) assis autour de quelques bons verres de vins.
Nous faisons la connaissance de son patron, Gérard, qui luis même nous présente Emile Servan Schreiber (pour les plus anciens le fils de Jean jacques Servan Schreiber « JJSS »le fondateur de l’express ainsi qu’homme politique).
Emile « ESS », brigue un poste de député aux States représentant la communauté française de Floride. Ce poste, apparemment a été créé récemment par le Gouvernement Français.
Nous finirons la soirée en discutant avec Gérard qui finira par nous raccompagner gentiment au bateau en « Porsche Carrera 4 » excusez du peu!!
Pendant que nous étions à la terrasse du St Tropez, nous avons vu arriver (et tout le monde se retournait sur son passage) une Mercedes Mayback, très peu d’exemplaires dans le monde et un prix défiant toute concurrence (entre 500 000 euros et 1 000 000 euros selon le modèle)!!
Nous nous attendions à voir descendre une personne d’un certain âge, bien propre sur lui……..hé bien, pas du tout. En est descendu un homme d’environ 35 ans, Jean et T Shirt quelconque, loin d’être d’une grande beauté bien au contraire.
Il est resté à arpenter le trottoir pendant un bon moment, son téléphone portable à l’oreille.
On sentait son désappointement et à la limite sa colère…….on avait du lui poser un « lapin »!!
Comme quoi l’argent et l’apparence ne font pas tout……il y a tout de même quelque part une justice!!

Mercredi 30 et Jeudi 31, il pleut, il pleut et il pleut encore.
Nous finirons la soirée et même le début de la nuit sur « Kapuéra » , le bateau de Xavier, Anne So, Léa et Enzo qui nous ont rejoint avec également Michel de « La Françoise » et Philippe et Danielle de « Bayalé ».
Vers trois heures du matin a éclaté un orage d’une violence que j’ai rarement vu.
Tonnerre, éclairs (on se croyait en plein jour), des trombes d’eau.
Déjà que je n’aime pas du tout ce genre de phénomène quand je suis à terre, mais sur un bateau…

Vendredi 3, nous voulions partir aujourd’hui mais vu le temps, nous reportons notre départ à demain.

Samedi 2, nous quittons Fort Lauderdale vers 9h pour nous diriger vers Palm Beach mais cette fois ci pas par la mer mais par les Waterways (canaux à l’intérieur des terres).
Le temps est correct, sans plus, car nous essuierons tout de même quelques très belles ondées.
Nous suivons donc ces canaux sur environ 25 Mn. Nous allons passer pas moins de 21 ponts basculants……à chaque fois il faut demander l’autorisation et montrer patte blanche en précisant le nom du bateau.
Certains ponts ouvrent à heures fixes, soit à l’heure, au quart d’heure, à la demie ou au trois quart d’heure. D’autres ouvrent uniquement à la demande.
Pendant tout ce périple nous longerons des centaines et des centaines de villas plus belles les unes que les autres et des Yachts soit à des pontons particuliers attenant à chaque propriété soit dans des marinas de luxe.
Nous finirons par arriver au mouillage de Palm Beach vers 20h, quelque peu fatigués par cette navigation de rivière.























Dimanche 3, nous avons trouvé une bouée de libre pour amarrer notre bateau.
A qui appartient-elle? Nous n’en savons rien. On se dit que si il y a un problème on viendra bien nous le dire….et puis pour notre tranquillité personnelle c’est vraiment mieux qu’un mouillage à l’ancre et plus sécurisant.
Nous prenons notre annexe et décidons de nous rendre à terre afin de fouler ce pays à milliardaires.
Il faut dire que depuis Miami, nous sommes de plus en plus blasés par les villas châteaux, les yachts de milliardaires et les voitures de luxe.
Mais où aller pour mettre notre annexe, puisque tout est verrouillé et fait pour des particuliers.
Nous trouverons un petit ponton appartenant à un club de voile où le propriétaire nous permettra d’accoster.
Que dire de Palm Beach? En 1878, le navire espagnol Providencia s’échoua dans la région avec une cargaison de noix de coco, qui charriées par les vagues sur la plage, se transformèrent bientôt en de très beaux palmiers. Le milliardaire Flagler (encore lui) trouva l’endroit à son goût, l’acheta et lui donna le nom de Palm Beach. De construction d’hôtels en construction d’hôtels de luxe il en fit la plus luxueuse station balnéaire de Floride!!
Une vraie ville sur une île toute en longueur entièrement vouée aux vacances des riches industriels de la côte Est des États Unis. Paradis terrestre réservé à une certaine élite.
Nous nous rendons d’abord sur West Palm Beach, que Flagler fit bâtir pour héberger les domestiques qui travaillaient dans les somptueuses villas du coin.
Contrairement à ce que l’on pensait cette ville est immense, toute en longueur et se déplacer ici sans voiture est presque chose impossible.
Nous emprunterons des taxis et le hasard fait qu’à chaque fois nous tomberons sur des chauffeurs Haïtiens qui,  à notre grand plaisir, parlent le français.
Le dimanche, ici, tous les commerces sont ouverts, comme dans la majorité des villes de Floride.
Nous nous rendons à Radio Shack (boutique réservée à la vente de tel mobiles) car nos copains bateaux nous ont parlé d’un téléphone Hot Spot qui nous permettrait d’avoir Internet sur le bateau (via Bluetooth) tout le temps que nous serons sur le territoire Américain. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous voilà en possession d’un tel qui fait téléphone bien sûr, Internet, GPS et donc qui nous permet de nous connecter avec notre ordinateur partout, voir même en mer!! Cela va nous enlever une bonne épine du pied, car trouver des Cybers cafés n’est pas une mince affaire!!
Ce dernier ne fonctionne que sur le territoire US, mais comme nous sommes ici pour un bon moment, nous le prenons et pour 35$ par mois (carte prépayée), nous éviterons les galères.
Pour ceux que cela intéresse, notre n° américain est le (561) 352 6456.




lundi 28 mai 2012

CENT QUARANTE NEUVIÈME SEMAINE DU LUNDI 21 AU DIMANCHE 27 MAI 2012



Lundi 21, nous nous dirigeons vers l’aéroport de Fort Lauderdale afin de louer une voiture.
Nous     avions l’intention de la prendre pour deux ou trois jours mais, les prix à la semaine sont tellement compétitifs, que nous nous laissons faire et la prenons donc pour une semaine.
Une Jeep (modèle Compass) est ici considérée comme une petite voiture.
Nous voilà donc partis direction Key Largo où nous n’avions pas pu nous arrêter en bateau à cause du mauvais temps.
Nous prenons la route Hyway-US1, celle qui mène jusqu’à Key West et qui relie tout l’archipel des Keys.
Les Keys sont un étonnant chapelet de quelques 800 îles et îlots égrenés sur 110 miles entre le golfe du Mexique et Miami.
Les Keys sortent de leur isolement quand Flager (personnage de l’histoire de la Floride) inaugure la voie ferrée reliant Key West à la Floride. celle-ci fut détruite en 1935 par un cyclone et le gouvernement entama la construction de l’Overseas Highway (US1) qui survole aujourd’hui les Keys avec ses 42ponts et viaducs.

Nous arrivons à Key Largo nous attendant à trouver une île aussi belle que Key West.
Hé bien, pas du tout. La vie de cet île est basée à droite et à gauche de la US1 avec ses commerces, restos et boutiques pour touristes.
Nous sommes vraiment déçus par le paysage. Pas de centre ville, pas de plage, une marina d’une grande tristesse. De belles villas sont disséminées dans une nature luxuriante près des bras de mer.
C’est ici que l’on peut voir le « African Queen » bateau mythique dans lequel Humphrey Bogart et Katherine Hepburn ont tourné le film du même nom. Mais seul le petit bateau est d’origine le film ayant été tourné dans les studios Hollywood!












  
Mardi 22, le temps est toujours tristounet avec des passages nuageux et averses entrecoupées de quelques rayons de soleil.
Nous partons tout de même vers la grande ville de Miami espérant y rencontrer Pamela Anderson (surtout Jmi).
Miami, ville des cités multiculturelles avec en grande partie une population hispanophone.
Miami Beach, dès 1930, s’impose rapidement comme un lieu de prédilection pour les riches américains séduits par les palaces, la plage, le soleil et la mer….
Miami Beach est  appelée ici Art Déco District et c‘est vraiment le quartier incontournable.
C’est aussi la terre promise pour de nombreux Cubains fuyant le régime de Fidel Castro. Et vivant dans un quartier nommé «  little Havana »
Mecque de la mode, du fric et de la frime elle n’en demeure pas moins la plaque tournante du trafic de drogue.
Atmosphère qui continue d’attirer les vedettes du Show Biz et les prix s’en ressentent!!
Nous personnellement, nous n’avons pas aimé du tout…..triste…impersonnel…. tout semble faux et aucune Pamela Anderson à l’horizon, vu qu’il tombe des cordes depuis le matin.








 
 











Nous quittons ce lieu pour aller dans le quartier résidentiel de Coral Gables construit dans les années 20. Rues bordées de demeures étonnantes de richesse. Au centre du quartier un magnifique golf à côté du Biltmore Hôtel. Construit en 1926, ce gigantesque hôtel de style espagnol dont la tour de la façade est la réplique de la Giralda de Seville a abrité de nombreuses célébrités telles Ginger Rogers, Judy Garland, Bing Crosby…….et Al Capone, ce dernier y aurait même possédé un bar clandestin.
Nous n’avons pas pu le visiter mais sommes rentrés et avons pu admirer son immense piscine (on n’a jamais vu plus grand dans un hôtel) entouré de colonnes où se sont déroulés de nombreux shows aquatiques dont un avec Johnny Weissmuller, le premier Tarzan.







En photo une Mercédes SL65 AMG
Seulement une centaine d'exemplaires dans le monde!!!







Mercredi 23, il pleut de plus belle et  je peux vous dire qu’ici quand il pleut cela ne fait pas semblant.
Nous avons la queue d’une tempête tropicale, la saison s’annoncerait-elle cyclonique? Car il est tôt dans la saison pour subir ce genre de perturbation…ce qui n’empêche pas la sortie du bateau « Vajoliroja » le yacth de notre Vanessa nationale et de son Johnny DEEP.
Nous passerons donc notre journée à faire quelques courses dans les nombreux centres commerciaux de la ville, à rechercher un Shipchandler et à faire un peu d’internet.

Jeudi 24, aujourd’hui je passe une décennie!……et pour arroser cela il pleut de plus belle. Normalement cela devrait s’arrêter demain……alors wait and see.


Vendredi 25, le temps s’est remis au beau et nous prenons le départ pour les Everglades, ce qui signifie eaux herbeuses dans la langue des Indiens Séminoles qui occupaient autrefois cette partie de la Floride.

 C’est un marais gigantesque, envahi par la mangrove, vieux de 6000 à 8000 ans et couvrant tout le sud de la Floride sur 200 km de long et 80 km de large. Cet écosystème unique au monde a été classé
réserve de la biosphère par la communauté internationale ainsi que Patrimoine mondial de l’Unesco.
Aujourd’hui cet environnement est menacé par la pollution due aux phosphates utilisés dans l’industrie de la canne à sucre.
Les mesures gouvernementales prisent pour endiguer ce désastre se heurtent encore aujourd’hui au puissant Lobby sucrier appelé ici « Big Sugar ».
A l’origine les indiens Séminoles étaient les seuls habitants de la région, installés dans quelques villages à l’embouchure des cours d’eau.
Au XVIème siècle les espagnols débarquèrent et au XIXème siècle la plupart furent massacrés, les survivants étant transférés dans des réserves en Oklahoma.
Seuls 200 indiens de la tribu Miccosukee purent fuir et se réfugier dans les marais des Everglades.
Aujourd’hui la tribu vit de de la vente de souvenirs et de jeux d’argent!! On vous propose aussi des balades en Air Boat.
L’air boat est un bateau à fond plat propulsé par une hélice d’avion qui glisse sur l’eau et sur les surfaces de boue ou d’herbes.
Nous montons avec nos boules de coton (pour les oreilles) fournies à l’entrée.
Nous avons choisi un « promeneur Séminole » qui nous a été conseillé par Greg du Café St Tropez.
Nous ne sommes que quatre à bord et évitons ainsi les cars touristiques.
Départ en douceur, puis il met les gaz. Heureusement que nous avons nos boules car malgré cela le bruit est assez infernal.
Arrivés dans des endroits stratégiques qu’il connait bien, il arrête le moteur et nous pouvons admirer en toutes quiétudes, des oiseaux, des échassiers, des tortues au nez pointu et surtout des alligators.
Il nous explique la différence entre alligator et crocodile et nous avons la chance de tomber sur une portée de treize petits alligators à qui il donne des crackers (il parait qu’ils adorent cela). Mais la maman ne tarde pas à arriver et c’est déjà beaucoup plus impressionnant. Vient elle pour protéger ses petits ou pour manger les crackers…j’opterai plus pour la deuxième solution de par la manière qu’elle les houspille pour qu’ils s’éloignent des gâteaux.






Puis nous nous rendons au village indien Miccosukee.
Ils nous expliquent qu’actuellement ils sont environ 500, qu’ils vivent complètement en autarcie et qu’ils gèrent eux-mêmes les écoles, la clinique, la police ainsi que tous les bureaux administratifs. 
Après un petit tour dans les différents « Chikee » (sortes de maison au toit de paille), des ateliers d’artisanat et du musée, nous nous approchons d’un bassin où sont retenus des alligators de toutes tailles. Certains nous semblent géants…. Puis un indien Séminole vient nous faire une démonstration avec quelques alligators, du style…..mettre la tête près de la gueule…..les tirer par la queue…..on dirait vraiment de très gros faignants qui ne pensent qu’à une chose…. se dorer au soleil…. mais je ne m’y hasarderai pas.
Un parmi eux est une star de cinéma puisqu’il a participé au film « Joe Panther ». Il est âgé de plus de 100 ans et pèse environ 600kg. Cet alligator vit ici en captivité depuis 40 ans.
Nous repartons de ces immenses étendues marécageuses pour aller sur Cay-Biscaye, une ile au sud de Miami et reliée par un pont. C’est une île résidentielle avec de nombreux hôtels de luxe et surtout de somptueuses villas. C’est un endroit prisé des citadins pour son immense parc naturel, ses plages et son très beau golf. Tous les ans s’y déroule un tournoi de tennis international.








 











De cet endroit de privilégiés, nous allons de nouveau à Miami Beach, juste pour voir si notre ressenti de la dernière fois est toujours le même.
Mais nous sommes le 25 mai et aujourd’hui démarrent les festivités pour le Mémorial Day qui aura lieu lundi 28 (toujours le dernier lundi du mois de mai). Ce ne sont que les préliminaires et bien cela promet!!
Le Mémorial Day est en l’honneur des femmes et hommes qui perdirent leur vie durant les différentes guerres et marque le début de la saison estivale aux États Unis.
Ce qui nous étonne le plus c’est que cet endroit réputé  VIP est à ce moment là en majorité fréquenté par la communauté Noire, tellement qu’au début nous avons cru qu’ils fêtaient l’abolition de l’esclavage. Beaucoup de musique, toute une population va et vient sur cette avenue de bord de mer, des filles très légèrement vêtues, des garçons habillés flashis ,On danse, on chante…. enfin la grande fête, tout cela sous la surveillance accrue des forces de l’ordre.





Samedi 26, à Fort Lauderdale aussi c’est la grande fête. Beaucoup de monde dans les rues, des files interminables de voiture. Il faut dire que les autorités ont fermé tous les accès à la plage où est organisé une Beach-party
Nous sortons en fin d’après midi et profitons de ces moments magiques. Ici aussi la communauté noire est majoritaire ainsi que celle des Cubains et des Mexicains.
Des stands ont été installés. Des groupes se produisent sur des scènes. Un particulièrement nous a époustouflé, les Blues Brother revus et corrigés…..génial.
Puis nous arrivons à trouver une place dans un resto Italien où se produit un guitariste ‘Alex Fox’ et ses deux compères (dont l’un est son fils). Fabuleux, génial…..il n’y a pas de mots assez forts pour décrire sa manière de jouer de la guitare sèche, sa dextérité……enfin nous passerons deux heures merveilleuses à l’écouter et à le regarder.