mardi 14 mai 2013

CENT QUATRE VINGT DIX HUITIÈME ET CENT QUATRE VINGT DIX NEUVIÈME SEMAINES DU LUNDI 29 AVRIL AU DIMANCHE 12 MAI 2013

Lundi 29, hélas Sylvie et Alain repartent aujourd’hui direction le Mexique afin d’assister au mariage du fils de leurs amis qui se marie donc avec une très jolie mexicaine ( ‘Girl ’ au Lido!!!).
Nous voilà donc de nouveau tous les deux pour quelques jours.
Nous sommes donc ici chez Sonny et Judith, qui louent leurs pontons privés à des bateaux comme le notre.
Ici c’est un havre de paix. Pas de bruit, seulement les petits oiseaux qui chantent.
Ça y est, pour nous, les grosses chaleurs sont de retour et nous avons rangé nos polaires et différents pulls au fond des placards.
Sonny est un étrange Pasteur d‘une aussi étrange église, la ‘Seafares Church of the Creator’. Il fait la messe uniquement le dimanche matin dans une des pièces de sa maison. Pas d’église, pas de clocher, seulement une pancarte à l’entrée de son jardin que les autorités lui tolèrent seulement le dimanche pour l’office…
Nous avons appris le pourquoi du nombre incalculable d’églises dans ce pays.
Apparemment toutes les personnes qui se disent pasteurs ou prêtres sont exonérés d’impôts….
Sonny et Judith vivent donc des dons de leurs fidèles et de l’argent que leur rapporte la location des pontons devant leur maison (nous sommes en ce moment trois bateaux à poste).
Nous voyons très peu Judith (presque uniquement pour son jogging du matin). Par contre Sonny est omniprésent, assis dans une des chaises devant sa maison. On ne peut pas dire qu’il fasse grand-chose, à part discuter avec les gens de passage. Mais ils sont vraiment agréables tous les deux.
Nous passons nos journées à ranger, nettoyer, bricoler et surtout à se reposer de ce mois passé où nous avons vraiment galéré.
Jmi malgré mes protestations, fait des tonnes de choses et je pense que cela n’est vraiment pas raisonnable pour son bras.

Vendredi 3, nous avons loué une voiture pour une semaine.
Cela est bien agréable car nous sommes loin du centre ville et des commerces.
Donc nous en profitons pour remplir le frigo et les placards que Bayard (notre soit disant équipier!) avait bien vidé et aussi pour essayer de trouver des pièces pour le bateau et cela n’est pas une mince affaire.

Dimanche 5, nous décidons de partir pour Naples du côté ouest de la Floride (environ 150km.)
Nous prenons la route 75 dans les marécages du nord des Everglades, qui se révèle être une route toute droite, déserte sans aucune vie.
Le parcours va nous sembler long, surtout que notre réservoir de carburant est sur le témoin d’alerte lorsque nous trouvons par miracle une station…
Naples est une assez jolie ville. Je ne retrouve pas ici le charme des petites villes que nous avons déjà visitées l’année précédente. Rues perpendiculaires, jolies maisons sans grande personnalité, de très belles voitures. Ici on sent qu‘il y a de la monnaie…!
Nous nous baladerons un peu mais le temps passe vite et il nous faut repartir.




Pour rentrer nous décidons de ne pas reprendre la route 75 mais de prendre la 41 qui traverse les Everglades et la réserve Indienne Miccosukee. Nous avions déjà fait ce voyage mais nous pensons que cela sera plus agréable.
Nous nous arrêtons sur le chemin pour visiter le ‘Big Cypress National Preserve’. Ici beaucoup de caïmans, d’oiseaux, papillons qui y vivent en liberté.
Pas trop de touristes, ce n’est pas encore la saison.













 Lundi 6, nous devons récupérer nos amis qui reviennent du Mexique à 23h45 à l’aéroport de Miami.
Nous en profitons pour faire un petit tour dans cette grande ville.

Mardi 7, tous les quatre nous partons pour Palm Beach. Rien de bien intéressant à raconter et de plus comme je n’ai pas encore ma tête à moi, j’ai oublié de mettre la carte mémoire dans l’appareil photo!!

Mercredi 8, nous remettons le moteur sur le Zodiac et partons nous balader sur les canaux.
Très belles maisons, très beaux bateaux et toujours pas de carte mémoire dans l’appareil!!

Jeudi 9, voilà Sylvie et Alain doivent repartir pour la France. Leur avion part d’Orlando à 18h 20.
Nous passerons la journée dans la voiture car le trajet est assez long (350km!)

Déjà deux semaines de passées. Le temps passe très vite.
Le moral est meilleur.
Nous pensons rester à Fort Lauderdale environ deux mois afin que le bras de Jmi soit complètement remis.



























































vendredi 3 mai 2013

CENT QUATRE VINGT DIX SEPTIÈME SEMAINE DU LUNDI 22 AU DIMANCHE 28 AVRIL 2013

Cette semaine a vraiment été une semaine de M…. que je vais vite essayer d'oublier.
Peut être, plus que cela encore.
Lundi, la pluie tombe sans interruption et le vent souffle par rafales très fortes.
Bayard vient nous voir et nous décidons de partir demain matin, le temps étant prévu se calmer.
Mardi, effectivement il ne pleut plus.
Nous levons donc l’ancre vers 9h.
Tout d’abord la navigation se présente très bien mais cela ne durera que quelques heures.
Le vent tourne au sud et monte (donc en plein dans le nez), la houle se forme, les vagues croisées se forment de plus en plus, le courant se montre fort (+de 4 nœuds) nous n’avançons plus.
Nous mettons les moteurs et cela durera près de trois jours!!!
Nous nous ferons trimballer, le bateau cogne, le bruit de la mer contre les coques est infernal et à ajouter à celui des moteurs.
Au bout du troisième jour, le vent se décide enfin à passer à l’Est / Nord Est.
Nous pouvons enfin arrêter les moteurs et profiter de se bon vent pour avancer tout à fait convenablement.
Notre équipier n’est pas un foudre de guerre et préfère nettement rester dans sa cabine……et surtout manger…… Il ne fera à peine que le strict nécessaire, c’est-à-dire ses quarts.
Mais pendant ces moments où nous essayons de dormir un peu, jamais mais vraiment jamais il ne touchera aux voiles, ne prendra quoique ce soit comme décision.
Donc à nos reprises, le bateau va comme il peut, pas toujours vers le bon cap et nous sommes obligés de tout reprendre à zéro!
De plus, il a trouvé le moyen d’inonder sa cabine et ses toilettes……il n’a tout simplement pas fermé ses hublots……
Je me demande vraiment s’il a déjà navigué sur un voilier!!!
C’est un homme pataud, lourdaud et vraiment très crapoteux!!
La seule chose qu’il ait fait de bien est d’avoir péché une splendide Dorade Coryphène.
Nous savons par nos amis bateau qui ont déjà fait l’expérience de prendre un coéquipier, que cela se passe rarement bien.
Et bien, je confirme.
Pendant cette traversée, nous allons également rencontrer plusieurs problèmes techniques.
Tout d’abord nos deux moteurs font des caprices. Il faut faire des « bidouilles » si nous voulons qu’ils démarrent. Jmi dit que cela ne doit pas être très grave. Mais je peux vous dire que ce n’est pas facile à gérer.
Samedi, c’est le tour de l’électronique à nous faire des caprices. D’une seul coup, vers 10h, le pilote automatique se met en rade…….nous allons être obligés de barrer 24h/24 en se relayant tous les trois.
Bayard n’a pas le choix et il le fera par obligation environ toutes les trois heures.
Dimanche, nous rentrons dans le chenal menant à Fort Lauderdale.
Nous passons 4 ponts levant et arrivons enfin vers 8h30 à notre destination.
Nous avons réservé un ponton chez un privé.
Cet homme est un Pasteur. Il se nomme Sonny Irons et vit là dans une charmante petite maison avec sa femme. Ce sont deux indiens absolument très beaux. Nous remercions Kapuera pour nous avoir donné cette super info.
Notre arrivée se passe très bien.
Là vont commencer les problèmes avec Bayard, qui nous réclame de l’argent pour 7 jours!
Nous ne sommes absolument pas d’accord avec ce qu’il nous réclame par rapport au travail fourni pendant ces 5 jours voir 6 puisque  nous sommes arrivés le dimanche matin.
Grands palabres…….le ton monte un peu…..nous finirons par trouver une entente.
Je crois que jamais plus nous ne prendrons un coéquipier que l’on ne connaît pas.
Il part à la Messe dite par Sonny, nous laisse en plan sans nous dire au revoir et nous ne le reverrons plus.
Je peux vous dire que notre moral est loin d’être au beau fixe et de plus nous sommes exténués.
Vers 13H30 arriveront nos deux rayons de soleil, Sylvie et Alain de Saint Malo avec qui, si nous n’avions pas rencontré tous ces problèmes, nous aurions du passer la semaine.
Ils ont une voiture de location.
Nous partons tous les quatre vers le centre ville.
Comme Jmi et moi n’avons que très peu mangé pendant cette semaine et encore moins dormi, nous nous arrêtons dans un resto Italien (succulent par ailleurs) et irons ensuite écouter le super guitariste que nous avions connu lors de notre dernier passage ici.
Malgré notre grande fatigue nous y resterons jusqu’à plus de minuit.
Je dois reconnaître que je suis rentrée un peu pompette……mais cela nous a fait tellement de bien!!





















dimanche 21 avril 2013

CENT QUATRE VINGT SEIZIÈME SEMAINE DU LUNDI 15 AU DIMANCHE 21 AVRIL 2013

Semaine bien tristounette.
Lundi, nous allons jusqu’à l’adresse que l’hôpital nous a donnée pour prendre un rendez vous avec le spécialiste des os.
Par téléphone, cela nous est difficile, toujours la barrière de la langue. De visu cela nous semble beaucoup plus facile.
La secrétaire prend les papiers émanant de l’hôpital et nous dit qu’elle nous rappellera cet après midi ou demain au plus tard pour fixer un rendez vous.
Un autre problème se pointe à l’horizon.
Nous avons un permis de navigation pour Balafenn valable jusqu’au 4 mai 2013 (une année).
Nous nous arrêtons aux douanes de Morehead pour leur demander une prolongation au vu de l’état du bras de Jmi.
Tout d’abord, ils nous proposent six semaines, ce qui nous semble court.
Et après quelques discutions et voyant que nous sommes des gens biens…..ils vont nous donner une année supplémentaire. Enfin une bonne chose qui arrive. On n’y croyait plus!!Retour au bateau.
Nous avons un petit problème avec notre AIS (radar détecteur) et nous passons par la Marina où nous faisons la connaissance d’un technicien soit disant spécialiste de ce genre de matériel.

Mardi, le technicien (AIS) arrive dans la matinée et restera presque toute la journée…..sans rien trouver de ce qui peut provoquer notre problème.
Toujours pas de convocation de l’hôpital,
15h, nous lui demandons comme service d’appeler le Médecin par téléphone. Il le fait bien volontairement et arrive à nous avoir un rendez vous pour le lendemain 9h.
Il repart sans rien avoir trouvé mais en nous demandant tout de même une belle somme en dollars et en nous promettant de revenir dès que possible.

Mercredi 9h, nous sommes à l’heure. Pour pouvoir nous déplacer plus facilement pour tous ces rendez vous, nous avons loué une voiture pour deux jours (une des choses peu chères aux US).
Tout d’abord, l’administratif : il faut remplir une tonne de papiers (allergies, contre indications, maladies antérieures….etc) et contrôle de notre assurance!
Puis on attend. Après quelques temps une infirmière nous fait entrer dans un petit bureau où elle prend la tension de Jmi.
On en ressort et on attend encore.
Au bout d’un moment, on nous fait rentrer de l’autre côté de la salle d’attente dans une sorte de petite chambre sans fenêtre……on attend….une infirmière passe et pose encore des questions…. On attend encore….
L’angoisse monte. S’ils font tout cela c’est qu’il va falloir réopérer…notre imagination est en ébullition.
Puis arrive une charmante Doctoresse. Ce n’est pas le Professeur que nous devions voir mais son  bras droit.
Elle défait tout harnachement que Jmi a autour de son bras, regarde, commence à lui faire faire quelques petits mouvements avec une grande délicatesse et nous annonce au bout d’un moment qui nous a paru interminable que l’opération ne sera pas nécessaire……Ouf…Ouf…et encore Ouf.
Nous attendrons encore dans cette sorte de cagibi et enfin elle viendra nous chercher pour nous montrer les dégâts au niveau du coude de Jmi sur un écran.
Fêlures, cassures nous ne sommes sûrs de rien. Mais le principal pour nous est qu’il ne faut pas opérer. Elle le prévient tout de même que ce sera très long pour retrouver les fonctions normales de son bras (environ deux mois) et qu’il ne doit absolument pas faire de mouvements incontrôlés, trop forts ou trop brusques.
A la sortie, il n’a plus qu’un simple bandage plus souple et toujours sa jolie écharpe bleue.
On ne s’en sort pas trop mal. Cela aurait pu être bien pire!!!
Jmi a des envies de Sushis. Comme nous avons une voiture nous cherchons et trouvons un resto style Japonais. Qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour aider un malade à retrouver la santé!!
Retour au bateau, pas de nouvelles de notre technicien (ais).
Nous faisons par l’intermédiaire de la Marina, la connaissance d’un homme qui serait intéressé pour nous aider à descendre le bateau vers Miami et Fort Lauderdale.
Il a lui-même un bateau, des références de naviguant et a l’air d’être tout à fait correct et compétent.
Nous décidons de le prendre comme équipier.
En contrepartie, il demande bien sûr une certaine somme d’argent par jour et le paiement de son retour en avion sur Morehead.
Mais…..la santé et la sécurité n’ont-elles pas un prix?

Jeudi, nous n’avons toujours pas vu l’ombre de notre technicien.
Nous allons en parler à la Marina. Le Capitaine du port (un homme charmant par ailleurs et qui nous a à la bonne) dit qu’il va s’en occuper.
Jmi dort relativement bien et ne souffre pas de trop de son bras.
Il commence à tourner en rond et je ne peux pas (malgré mes reproches) l’empêcher d’aller bricoler dans les moteurs ou autres petites choses.
Il dit qu’il sent très bien jusqu’où il peut aller. On ne se refait pas!!!




Vendredi, le technicien arrive enfin, pas de bonne humeur. Il n’apprécie pas du tout que l’on soit passé par la Marina pour le faire venir et surtout d’avoir dit qu’il avait empoché une belle somme d’argent pour aucun résultat!  Mais comment pouvait on faire autrement.
Il a en sa possession un boîtier AIS neuf, il le teste à la place du notre et ça fonctionne. Conclusion : on nous a fait acheter une antenne dédiée, changer le câble, réinitialiser notre traceur et en fait c’est notre appareil qui est en rideau!
Deux solutions, le changer ou attendre d’être à Miami pour l’emmener à la société mère pour une intervention à cœur!
Nous optons pour la seconde solution.
Le temps se dégrade sur la région, pluie, tonnerre, rafale de vent à plus de 40 nds et risque de tornades.
Balafenn est accolé à son ponton avec pas moins de 10 amarres…..dont les 2 extrêmes prises directement sur les piliers de béton, on à vu des taquets s’arracher des pontons !
D’un commun accord avec notre futur équipier Bayard (pas le Chevalier.....cela ne s’invente pas) nous décidons de reporter notre départ à Lundi.

Samedi et Dimanche, le temps est vraiment affreux, la météo ne s’était malheureusement pas trompé!!
































lundi 15 avril 2013

CENT QUATRE VINGT QUINZIÈME SEMAINE DU LUNDI 8 AU DIMANCHE 14 AVRIL 2013

Mardi, nous repartons de Hampton avec le frigo plein et surtout beaucoup de fruits et légumes frais.
Départ 8h. Nous appréhendons assez ces deux jours à venir car il va falloir passer le Cap Hatteras qui est connu pour être assez difficile.
La navigation se fera en totalité au moteur. Vent fort de face, houle assez forte, vagues de côté…..tout est là pour nous empêcher d’apprécier ces moments. Heureusement, le ciel est complètement découvert et les températures dans la journée dépassent les 20°. Ce n’est malheureusement pas le cas la nuit. Nous ressemblons à des bonshommes Michelin. Trois à quatre épaisseurs de polaires…..mais l’humidité est persistante….
La météo annonce une forte dépression à venir pour jeudi et vendredi.

Nous décidons donc de nous arrêter à Morehad (Nord Caroline). Nous y arrivons jeudi matin très tôt.
Bien nous en a pris car le moteur tribord chauffe et nous sommes obligés de finir la navigation avec un seul moteur.
Ces moteurs ne sont pas fait pour fonctionner 24h sur 24!
Nous remontons le chenal menant à la Marina municipale où nous pensons tout d’abord faire du gasoil ensuite nous mettre à l’abri du gros coup de vent annoncé et enfin réparer le moteur défectueux. (rouet de pompe a eau).
Et c’est au moment d’essayer de s’amarrer au ponton que Jmi saute pour essayer de l’atteindre (comme il fait d‘habitude), dérape et tombe à l’eau.
Il hurle…. j''ai le bras cassé…..moi sur le bateau qui ne tient qu’à un bout de cordage…..je hurle, appelle au secours…..Jmi ne peut rien faire, même pas essayer de remonter, son bras gauche est à l’équerre et l’eau est glacée. Il n’y a que nous, pas d’autres bateaux…..
En entendant nos cris, des employés du bureau situé sur la rive et des promeneurs accourent.
Ils sont 6 ou 7 à essayer de remonter Jmi, mais peine perdue.
Un homme prend sont portable et appelle les secours.
D’autres essaient de m’aider à amarrer le bateau. Je lance des cordages, mais je n’ai qu’une seule peur c’est d’écraser Jmi entre le bateau et le ponton.
Deux camions de secours arrivent. Les hommes essaient tant bien que mal de remonter Jmi qui crie de douleur. Impressionnant de voir son avant bras à l’opposé de l’endroit où il devrait être.
Pendant ce temps, nous arrivons à amarrer le bateau. Tous ces gens ne sont pas des professionnels et ils font ce qu’ils peuvent.
Au niveau de Balafenn, tout rentre dans l’ordre.
Pendant ce temps, les secouristes ont mis Jmi sur un brancard et commencent à l’emmener vers le camion. Il est mis aussitôt sous morphine et on lui met des tuyaux partout.
Je n’arrive pas à me calmer. Les gens me soutiennent physiquement et psychologiquement.
Ils sont tous d’une gentillesse incroyable et malgré la barrière de la langue ils m’aident à préparer des vêtements secs et nos papiers d’identité.
En route vers l’hôpital qui se situe à environ un quart d’heure de là.
Pour l’anecdote, c’est la première fois que je monte dans ce genre d’engin.
Jmi est conduit immédiatement aux urgences et pris en charge sur le champ.
Je dois rester là, ils ne veulent pas que je retourne chercher sur le bateau tous les documents que, dans la panique, j’ai oubliés de prendre.
Pendant toute la matinée, nous verrons défiler plusieurs infirmiers et infirmières qui seront tous et toutes d’une gentillesse extrême. Ils essaient de tout faire pour calmer la douleur de Jmi.
Au bout d’un moment arrive le Médecin Urgentiste. D’après les radios (3) et les scanners (2) il s’avère qu’il y aurait des fêlures voir des fractures au niveau du coude.
Dans l’après midi la morphine ne fait plus grand effet.
Le Médecin arrive avec deux autres personnes et me demande de sortir de la chambre.
Jmi ne se rappelle pas du tout de ce qui s’est passé, mais quelques instants plus tard, je peux revenir et retrouve Jmi soulagé, le bras a repris sa position initiale et est entouré d’une sorte de plâtre.
Qu’ont-ils pu lui administrer pour pouvoir effectuer ces manipulations douloureuses en si peu de temps?
Pour pouvoir comprendre ce que l’on nous dit où à l’inverse les questions que nous voulons poser, ils utilisent via Internet un système de traducteur américain réservé aux hôpitaux .
Les différentes personnes qui nous servent d’interprètes sont souvent des africains ou des latinos.
Vers 17h, nous sortons enfin de ce bâtiment et Jmi porte une sorte de jolie écharpe bleue ciel assortie à son teint hâlé pour maintenir son bras.
Il n’est pas question d’opération pour le moment et nous devrons aller consulter un spécialiste des os le plus rapidement possible pour qu’il donne son avis.
Il nous faudra également revenir demain matin pour effectuer les démarches administratives.
Pourvu que l’assurance que nous avons prenne en charge les frais engendrés par cette journée aux  urgences.
Il faudra s’arrêter dans une pharmacie afin d’acheter un médicament pour la douleur.
Il s’avérera que ce sera une sorte de ‘Narcotique’ et que pour l’obtenir (malgré l’ordonnance du Médecin) je vais être obligé de donner ma pièce d’identité et signer une attestation sur l’honneur comme quoi ce médicament ne sera jamais donné à personne d’autre. Jmi va-t-il voir des éléphants roses?

Vendredi, la nuit a été bonne et étonnement il ne souffre pas trop. Les médocs doivent vraiment être costauds!!
Le temps est désastreux. La pluie ne cesse de tomber, le vent souffle avec des rafales de plus de 30 nœuds. Nous attendons une toute petite accalmie et partons vers les bureaux de la Marina afin d’enregistrer comme il se doit notre bateau.
Là aussi, tout le monde est très attentionné, notre aventure a parcouru les marinas…
Sympa les gens, la preuve: un couple nous à donné son numéro de mobile pour nous servir de taxi, un homme habitant sur le quai nous a offert une bouteille de vin.!!!
Puis nous repartons vers l’hôpital. Après quelques instants d’attente, nous apprenons avec grand soulagement que tout est pris en charge par l’assurance et que nous n’avons pas un dollar à débourser…..ouf!  Nous ne connaissons pas le montant de ces différentes interventions et nous ne voulons pas le savoir……
Nous croisons le Médecin qui s’est occupé de Jmi et qui nous précise que ce sera très long et qu’il faut absolument aller voir le spécialiste la semaine prochaine.
Maintenant nous sommes deux handicapés pour monter sur le bateau.
Le responsable de la Marina qui nous a réservé un chaleureux accueil nous a prêté une sorte de petit escabeau qui va bien nous aider à gravir la coque toujours trop haute..
La pluie a cessé mais le vent est toujours aussi fort. Nous espérons que cela va se calmer assez rapidement. Heureusement que nous ne sommes pas en mer!
Nous ne pourrons pas être à Miami pour le 18, date à laquelle nous devions récupérer Sylvie et Alain et nous en sommes très déçus et tristes.
Combien de temps allons nous rester bloqués ici? Plusieurs semaines certainement.
Pas question de reprendre la mer tant que Jmi n’a pas retrouvé l’usage normal de son bras.

La fin de la semaine va se passer calmement. Le temps est redevenu beau et la chaleur commence à revenir.
Je dois apprendre à aider Jmi pour faire les choses de tous les jours. Se vêtir déjà n'est pas une mince affaire avec un seul bras......couper de la viande.......attacher ses lacets......j'en passe et des meilleurs!!
Ils annoncent de nouveau du mauvais temps pour demain lundi avec beaucoup de pluie et de vent.
Quelle poisse.


























lundi 8 avril 2013

CENT QUATRE VINGT TREIZIÈME ET CENT QUATRE VINGT QUATORZIÈME SEMAINE DU LUNDI 25 MARS AU DIMANCHE 7 AVRIL 2013


Ces trois derniers jours à Saint Malo seront bien tristes.
Mardi soir, Jacote et Phiphi passeront nous dire au revoir avec une boisson qui pétille.
Mercredi 27, ça y est toutes nos valises sont prêtes et fermées. Sylvie et Alain nous emmènent à la gare pour notre train de 16h40.
Je dois dire que nous en avons gros sur le cœur et que les larmes sont difficiles à retenir.
Nous arrivons à l’heure (bravo la SNCF!) à l’aéroport Charles de Gaulle.
Nous prenons une navette qui nous emmène jusqu’à l’hôtel que nous avons réservé.
Jeudi 28, nous n’avons jamais été si prêt du départ.
8h,  nous faisons enregistrer nos bagages et attendons patiemment de passer la douane.
L’avion est annoncé avec une heure de retard, ça commence…..
Nous décollons enfin direction Dublin.
Une fois arrivés, nous avons tout de même trois heures d’attente pour avoir notre correspondance.
Un tour dans l’aéroport, une petite bouffe, un pti’ verre , deux trois taf’s et c’est reparti.
Cette fois ci nous montons dans l’avion à l’heure mais il partira avec également une heure de retard à cause d’une correspondance arrivant de Rome (Ah ! ces Italiens!!!)
Le vol se passera tout à fait correctement et nous arriverons à New York tout de même à l’heure prévue 21h11.
Nous récupérons la voiture que nous avions loué de France et ferons un peu de route avant de nous arrêter vers minuit dans un Motel près de Philadelphie.
Vendredi 29, nous arrivons  à Solomon’s Island vers 14h et retrouvons notre maison.
Tout va très bien. A l’extérieur c’est un peu sale mais l’intérieur n’a pas un brin de moisissure ni de saleté.
Nous nous rendons vite compte que la peinture des coques n’a pas été faite comme nous l’avions demandé. Nous avons l’habitude de ce genre de situation. Déjà à Curaçao nous avions rencontré le même problème. Ils ne veulent rien faire tant que nous ne sommes pas présents!!
Il fait très froid, pas plus de 12° dans la journée sous le soleil et certainement beaucoup moins la nuit.
Heureusement, nous avons un petit chauffage d’appoint que nous mettons le soir et le matin. J’ai également doublé les couettes de notre couchette.
Je commence déjà à penser à notre future navigation par ce temps. Cela ne va pas être drôle.
Le week-end va nous permettre de faire le plein de victuailles et de divers bricoles pour le bateau.
Il va falloir aussi sortir tout ce que j’avais mis sous vide ou sous sacs plastiques.
Mardi 2, ils se décident enfin à faire la peinture antifouling de la coque.
Normalement, ils doivent nous mettre Balafenn à l’eau demain?
Mercredi 3, et bien non ce ne sera pas pour aujourd’hui. Ils nous promettent pour demain….
Jeudi 4, tout d’abord Joyeux Anniversaire à Kiki et Loic (les deux frères de Jmi).
Midi, au chantier ils se sont enfin décidés à s’occuper de nous et tout le folklore de la mise à l’eau commence.
Comme d’habitude nous avons un petit pincement au cœur au moment du levage. Mais ces personnes sont des professionnels.
Tout se passe très bien. Une fois dans l’eau, les deux moteurs démarrent du premier coup ou presque.
Première chose à faire avant de rejoindre notre place au ponton, du gasoil.
Un petit tour avec notre bateau et retour dans la marina.
Il fait un froid de canard. Le vent est glacial.
Je crois que nous allons attendre quelques jours avant de prendre la mer!!!!
Il nous faudra attendre samedi 6 pour enfin se décider à mettre les voiles.
Malheureusement le vent n’est pas de la partie. Nous l’avons de plein face et la navigation jusqu’au mouillage de Deltaville, que nous connaissons déjà, se fait au moteur. C’est ici que repose jusqu’à mi avril le bateau Wind Song de nos amis Suisses Soizic et Philippe. Bientôt eux aussi vont reprendre la mer!!!
Nuit calme dans ce grand et joli mouillage.
Dimanche 7 à 8 heures, nous voici repartis dans les mêmes conditions. Vent de face, courant contre nous pour la majeure partie du voyage, tout de même la marée nous porte et heureusement.
Les moteurs sont encore une fois au boulot au grand désespoir de Jmi.
Nous arrivons à Hampton et la petite marina publique du centre ville (que nous connaissons également) vers 17h.
Demain, nous irons faire quelques courses (nous n’avons presque plus de frais) et pensons repartir mardi si le temps le permet.














































































mercredi 27 mars 2013

CENT QUATRE VINGT ONZIÈME ET CENT QUATRE VINGT DOUZIÈME SEMAINE DU LUNDI 11 AU DIMANCHE 24 MARS 2013

Lundi 11, nous voici arrivés à Genève. Nous sommes encore une fois accueillis à bras ouverts par nos amis Soizic et Philippe. Nous avons grand plaisir à les retrouver car nous avions vraiment passés de super moments avec eux en navigation au Mexique et aux US.
Ils habitent un appartement dans le centre de Genève tout près du lac, en face du fameux jet d‘eau.
Après de grandes discussions, rigolades et quelques bons verres de vin blanc du canton de Vaux, nous partons visiter la très jolie ville.
Tout d’abord le long du lac. Une multitude d’oiseaux en tout genre vivent ici et ont l’habitude de côtoyer les humains. Le jet d’eau incontournable, les petits bateaux du lac.
Puis nous nous rendons dans le centre et le quartier ancien. Il fait un temps merveilleux et nous découvrons la vieille ville avec ses petites rues, ses anciens monuments, ses petites places remplies de cafés. Le soir nous allons manger une fondue au vin pétillant…..excellent!
Mardi 12, nous montons au Mont Salève (France, 1300m d’altitude). Il n’y a pour ainsi dire pas de neige et de là nous découvrons une vue sur la ville de Genève et le lac et la vallée du Mont-Blanc.




 

 


 

 







 
 




 








 
 



 












Mercredi 13, nous devons déjà quitter nos amis Suisses. C’est avec grand regret que nous partons mais en nous disant au revoir, puisqu’ils reprennent également la mer (leur bateau est également aux US) en mai et que peut être nos routes se recroiseront?
Nous prenons la direction de la ville de Le Blanc où habite ma Maman.
Le temps n’est pas terrible et nous passerons tranquillement tous ces jours en sa compagnie.
Nous allons mettre nos estomacs au repos ou presque puisqu’il y aura tout de même une invitation à un couscous chez mon Oncle Marcel et ma Tante Jacqueline.
Mardi 19, nous quittons ma Maman et partons récupérer nos copains de Saint Tropez, Gérard et Carole, qui arrivent par avion à Rennes vers 14h30.
Un petit tour dans Intra Muros où nous faisons découvrir à nos deux compères le goût ‘beurré’ du Kouign Aman.
Ce soir nous dormons de nouveau à St Malo chez Sylvie et Alain. ‘Le retour 5 voir 6’ , quand on aime on ne compte pas.
Mercredi 20, nous emmenons Gérard et Carole pour visiter la superbe ville médiévale de Dinan.
Nous passons tout d’abord par Dinard, d’où nous pouvons avoir une superbe vue sur Saint Malo.











 Dinan est une très belle ville fortifiée dont les plus anciens datent du XIIIème siècle.
Petites rue pavées, très vieilles maisons. Ici, se déroule tous les ans une fête. Les rues sont recouvertes de paille, des animaux y sont en liberté, les habitants s’habillent comme au moyen âge, il y a aussi des joutes d’hommes armés à cheval.
Mais cela se passe au mois de juillet et à l’époque où nous sommes la ville est beaucoup plus calme.
Arrêt de rigueur dans une crêperie.
 









 



 





 




 

 
 









Jeudi 21, aujourd’hui Jmi va chercher à l’aéroport de Nantes, nos deux amis Ginetta et Fabio.
Pendant ce temps nous partons tous les trois avec Sylvie dans sa superbe 2CV orange vers Cancale.
Malheureusement il fait un temps de chien et nous ne profiterons pas beaucoup du paysage si beau de ce coin de Bretagne.
Ce soir Phiphi et Jacote, nos deux Malouins pêcheur et coiffeuse, nous ont organisé un repas dans un restaurant de leur connaissance.
Les retrouvailles avec Ginetta et Fabio sont chaleureuses et nous passerons une super soirée où le cuisinier du resto nous a concocté quelques petits plats sur les conseils de Phiphi.
Nos Italiens et les’’Méditerranéens’ sont enchantés.
Vendredi 22, les sudistes doivent repartir. Sylvie doit les raccompagner à l’aéroport de Rennes. Pendant ce temps nous partons avec nos chers Italiens visiter à nouveau Dinard et Dinan.
Ils sont enchantés par ce qu’ils peuvent découvrir et goûtent pour la première fois des galettes et des crêpes. Ils adorent!!
Repas ce soir chez Sylvie et Alain avec également Phiphi et Jacote.










 




Samedi 23, Sylvie part faire une compétition de golf, Jacote travaille dans son salon de coiffure.
Donc Alain, Phiphi, Ginetta, Fabio, Jmi et moi partons pour déjeuner à Cancale.
Repas léger fait d’huitres car ce soir Phiphi nous prépare un succulent repas.
Nos Italiens trouvent Cancale très beau, il faut dire que le temps est avec nous, pour une fois.





Fin de soirée, nous voilà encore une fois tous réunis chez Phiphi avec en plus la venue de Sylviane et Gaby.
Coquilles St jacques, Homards, soufflés au Grand Marnier. Les petits plats ont été mis dans les grands au grand plaisir de Fabio qui est un invétéré gourmand.
Rires, danses, chansons un peu ‘olé, olé’ (que nous essayons de traduire en italien, pas facile). Encore une fois, nous passons une super soirée.
Dimanche 24, Jmi doit remmener Ginetta et Fabio à l’aéroport de Nantes.
Nous sommes bien tristes de les voir partir.
Voilà, dans 4 jours nous prenons l’avion direction New York……..