mercredi 7 avril 2010

QUARANTIEME SEMAINE DU LUNDI 5 AVRIL AU DIMANCHE 11 AVRIL 2010

LUNDI 5 AVRIL
Hier soir nous avons fait la connaissance de Patrick (corse) et Josiane (bretonne) qui depuis le mois de mai 2009 sont partis de Toulon pour faire le tour des Antilles (un rêve de gosse) et doivent rentrer bientôt sur la métropole. On se fait un petit apéro Ti Punch sur Balafenn.
Donc départ vers Antigua à 7h30.
Nous sommes accompagnés par une dizaine d’oiseaux ayant pris la girouette du bateau pour un manège.
Le vent n’est pas terrible et la mer est assez hachée.
Mais nous n’avons que à peu près 7h de navigation, alors nous prenons notre mal en patience.
Nous arrivons vers 15h et descendons aussitôt faire les papiers d’autorisation d’entrée sur le territoire d’Antigua. Et là, oh miracle, il ne nous manque rien et nous pouvons à notre guise nous promener dans l’île.
Elle est appelé l’île aux 365 plages (une par jour!) et même sur les plaques d’immatriculation des voitures il y a marqué « land of sea and sun » (pays de la mer et du soleil)
Nous sommes au mouillage à English Harbour ancien repaire de l’Amiral Nelson, réputé pour son entrée peu visible du large. Le port et les installations de l’arsenal (Nelson’s Dockyard) furent abandonnés en 1889 par La Royal Navy.
En 1950, le Capitaine Nicholson (ancien officier de la marine britannique) commença la rénovation du site et depuis elle est poursuivie par le National Park Nelson’s Dockyard.
L’Admiral’s House abrite le musée, les anciens ateliers, les écuries et le quartier des officiers.
Vers l’ancien sentier de halage se dressent des piliers de pierre.





Nous nous y promenons et nous nous rendons compte qu’ici il y a les Anglais, les Américains, un peu de Canadiens et Nous!!!!!
So British!!!!!!!!!




MARDI 6 AVRIL

Nous sortons d’ici pour essayer de trouver un distributeur d’argent.
Ici la monnaie est le Dollar Est Carabéen mais vous pouvez également régler en Dollars Américains, d’ailleurs ils préfèrent.
Nous montons avec un taxi collectif à Shirley Heights à côté des fortifications où étaient cantonnée la Royal Artillery. De là nous découvrons un magnifique point de vue sur English Harbour, Falmouth Harbour, la Guadeloupe au loin et enfin l’île de Montserrat.
Montserrat nous n’y sommes pas allés car nous avons estimé qu’avec tous les problèmes qu’ils rencontrent actuellement avec le volcan Soufrière de Galway (éruption en 95, coulées de lave successives, éruptions explosives de cendres…) et qui ont dévasté tout le sud de l’île et dernièrement encore au mois de février projection de cendres (ressenties jusqu’en Martinique) nous aurions fait une sorte de voyeurisme. Peut être à tort, je ne sais pas, mais comment étaler notre « richesse » quand ils n’ont même pas l’eau courante. Cette petite île est une colonie autonome Britannique. Alors Madame la Reine, à vous de jouer!!!
Il y avait une course de canoës à rames entre l’Angleterre et Antigua et nous avons assisté à l’arrivée du dernier concurrent, un anglais, qui a mis, d’après ce que nous avons compris 80 jours pour faire la traversée, le premier (beaucoup plus jeune) ayant mis une quarantaine de jours! Arrivée très émouvante de ce rameur. Chapeau Sir!


























































MERCREDI 7 AVRIL
Tout d'abord un petit message personnel : nous souhaitons à Dédé dit "Le Chef du Village" un très joyeux Anniversaire.
Revenons à Antigua. Juste une petite sortie pas très longue car le vent s'est levé et nous restons vigilant par rapport au mouillage.
Les bateaux tournent dans tous les sens et cela est normal, mais ce qui l'est moins c'est qu'ils ne tournent pas tous en même temps.
Alors nous en profitons pour faire encore quelques bricolages (pompe d'eau de la douche qui fonctionne mal, joints à changer, nettoyage de la coque, etc...)
J'en profite d'avoir acheté de la connexion à HotHotHotSpot pour faire tous les courriers que j'avais en retard et écrire à tous nos copains et amis.

JEUDI 8 ET VENDREDI 9 AVRIL
Le temps est assez houleux, par moment il pleut des grains assez forts mais le soleil revient tout de suite après.
Mais comme Balafenn se balade beaucoup, comme tous les autres bateaux d'ailleurs, nous préférons ne pas trop nous éloigner et faisons seulement quelques petites balades à pied.
Ce soir nous avons eu le droit de voir un feu d'artifice tiré de Fort Berkeley, fort marquant et gardant l'entrée du mouillage et du port.
Il était très beau et impressionnant, le bruit se répercutant dans les collines entourant le mouillage.
Pourquoi ce feu? Je crois que nous ne le saurons jamais.
Ici, comme à la Barbade, le premier problème est celui de la langue : Anglais Créole!!!

SAMEDI 10 AVRIL
Nous partons vers 8h direction Nonsuch Bay à l’ouest de l’île.
Nous avons le vent dans le nez et marchons au moteur pendant 2h.
L’entrée de cette baie est entourée de barrières de corail et il faut rester super vigilants et prudents.
Certains hauts fonds ne dépassent pas deux mètres!
Il y a une passe à respecter au mètre près et nous trouvons quelques épaves qui prouvent la dangerosité de ce lieu.
Une fois passés, nous rentrons dans une immense baie (où là encore il y a des hauts fonds mais bien stipulés sur nos cartes) et nous nous dirigeons vers le mouillage de Lecoff Cove qui est réputé comme un excellent trou à cyclones.
Effectivement, c’est très beau, bien abrité mais quelle tristesse!
On se croirait dans un « no man’s Land ».
Une partie de la baie, dont une ile, est en majeure partie occupée par le vaste domaine du « très privé » Mill Reef Yacht Club, qui regroupe de superbes résidences mais toutes fermées.
Egalement un important complexe hôtelier et immobilier bordé de quais sans bateau et sans vie!
Les seules personnes que nous pouvons apercevoir sont les gardiens qui font leur tour de garde en se relayant sans arrêt et une ou deux barques de pêcheurs installant leurs filets.
Tout ceci enlève de la quiétude à ce site naturel.
Et, en plus, pas un bateau au mouillage.
Nous décidons donc de ne pas y rester et d’aller un peu plus loin. Nous avons le temps il n’est que 10h30.
Mais le sort en a décidé tout autrement et au milieu de la baie, le moteur bâbord fait des siennes et se met à siffler en alarme.
Donc demi tour et retour à Lecoff Cove où nous y passerons le restant de la journée et la nuit, au bord de la mangrove.
JM passe son après midi à chercher la panne : encrassement du circuit de refroidissement d’eau de mer et un joint (dont nous n’avons pas le remplaçant) qui est mort.
Pourtant ses moteurs il les bichonne et les vérifie à chaque arrêt!




DIMANCHE 11 AVRIL

Départ 6h ce matin afin de ressortir de la baie par la même passe empruntée pour entrer, avant que le vent ne se lève de trop.
Direction St John’s mais par le sud de l’île car les hauts fonds présents par ne nord de l’île nous auraient obligé à faire un très grand détour.
Le vent monte jusqu’à plus de 30 nœuds et nous l’avons encore une fois dans le nez et les courants sont également contre nous. Nous galérons un peu mais par contre nous naviguons dans des eaux peu profondes et d’une couleur et d’une clarté étonnantes!
Arrivée à St John’s vers 14h le vent est toujours aussi fort.
Le mouillage de Fort St James n’est pas très intéressant et très venté. Nous y mouillons tout de même par 3 mètres 50 de fonds.
Nous ne quitterons pas le bateau car le vent souffle toujours entre 25 et 30 nœuds.















mercredi 31 mars 2010

TRENTE NEUVIEME SEMAINE DU LUNDI 29 MARS AU DIMANCHE 5 AVRIL 2010

LUNDI 29 MARS
Nous allons faire un petit tour une dernière fois dans le bourg.
Nous partons vers 10h30. Tout d'abord direction la Marina de Rivière Sens en Guadeloupe pour y récupérer des doubles de clés que Marie (une des petites danseuses que nous avions à bord entre Agadir et les Canaries) avait oublié de nous rendre et qu'elle a laissées dans un Bar Presse de cette Marina, puis nous longeons (cette fois de mer) Vieux Habitants, Bouillante, le rocher de Malendure, pointe Noire et arrivons vers 17h pour mouiller dans la petite baie de Deshaies.





MARDI 30 MARS

Ce matin il tombe de gros grains et le vent monte à presque 30 noeuds.
Comme toujours dans ces cas là, nous restons à bord pour surveiller l'ancrage du bateau.
Nous sortons à terre dans l'après midi (le vent s'est calmé) faire un petit tour dans le bourg de Deshaies, que nous avions déjà visité en voiture avec M.
Nous faisons le plein de fromages, saucissons etc... enfin tout ce qu'il va nous manquer à partir de demain puisque nous partons direction ANTIGUA, île indépendante depuis 1981, mais qui a gardé des vieux restes britanniques (et le Chedar c'est pas terrible!).
En photo, l'arrière grand mère de Tatiana et Robert, nos deux tortues rencontrées en Martinique.

MERCREDI 31 MARS
7h, nous voilà donc partis direction l’île d’ANTIGUA.
Tout va pour le mieux, vent à 20noeuds, mer calme à peu agitée, nous marchons à 7/8 nœuds de moyenne.
Nous arrivons vers 13h30 et comme à chaque fois que nous devons mettre les pieds sur un territoire étranger, nous descendons faire les formalités d’entrée.
Et là tout se complique.
Le douanes nous demandent notre « clearance », c’est-à-dire notre droit de sortie du dernier territoire que nous venons de quitter. Mais comme nous étions en Guadeloupe, qui est tout de même un territoire français, nous n’en avons pas fait la demande.
Eh bien, non, il fallait faire une clearance et le douanier (galonné) ne veut rien entendre.
Un Charmant Italien trilingue, vient à notre secours et essaie de nous aider dans nos rapports avec ce « super » douanier. Rien à faire, il ne veut rien entendre et nous somme de quitter l’île sur le champs. Il est tout de même 16h30 et nous demandons, faute de pouvoir faire autrement, de ne partir que demain matin. Il ne veut pas non plus!
L’Italien (Giancarlo et sa femme Giovanna), voyant notre dépit, nous invite à boire un café (ristretto) à leur bord et nous discutons de tout cela et lui non plus ne comprend pas cet excès de zèle de la part des douanes d’Antigua.
Tant pis si nous risquons la prison, mais nous décidons JM et moi de ne repartir que demain matin!
Vers 19h, un jeune représentant de la surveillance du port (beaucoup plus avenant) vient nous voir et nous donne l’autorisation de ne partir que demain matin.
C’est cela la liberté!!!!

JEUDI 1er AVRIL
Mais non ce n’était pas un poisson et nous repartons bien vers 6h30 direction la Guadeloupe et Deshaies.
Le voyage se passe pour la moitié au moteur car le vent est presque inexistant.
Nous retrouvons nos copains italiens qui eux venaient de leur propre chef en Guadeloupe et nous nous faisons sur Balafenn une soirée très sympa (ce qui réchauffe les cœurs) et nous nous disons que grâce à cette aventure nous avons rencontré des gens très biens!

VENDREDI 2 AVRIL
Donc nous louons une petite voiture pour la journée et retournons à Pointe à Pitre afin de faire cette fameuse « clearance ».
Il faut dire qu’à Deshaies il n’y a rien en ce qui concerne ce genre de démarche (nous apprendrons le lendemain qu’une petite boutique de Gadgets pouvait s’en occuper!).
Merci Sarko, ici aussi les départs en retraite ne sont pas remplacés et il n’y a plus de douane et de police à Bas du Fort!
A la Marina cela a duré 10 minutes (par fax) et nous repartons avec ce papier si précieux et décidons de profiter de la voiture pour faire le seul endroit de Guadeloupe que nous n’avions pas encore fait, la route de la traversée d’est en ouest. Nous abandonnons la visite de la Soufrière qui comme à son habitude est dans les nuages.
La route débute à Mahaut, va vers Pointe Noire et grimpe jusqu’au col des Mamelles (JM pensait y voir un musée de la poitrine et il a été bien déçu!), traverse une forêt tropicale humide, sorte de jungle dense et bien préservée.
Nous faisons une halte au Parc des Mamelles et visitons ce parc jalonné d’étapes pédagogiques.
La faune et la flore y sont préservées naturellement.
Ce site sert aussi de remise en condition d’animaux blessés ou malades (qui sont remis en liberté après) et d’espèces menacées de disparition.
Nous y côtoyons des iguanes, des tortues, des ratons laveur, des papillons, des colobris (80 battements d‘aile à la seconde et peuvent atteindre 70 km à l’heure), des perroquets, des singes (abandonnés par leurs propriétaires, quand ils grandissent et deviennent encombrants), un insectarium, un parc aux chauves souris, etc…
Un pont suspendu à 20 mètres de hauteur permet de monter dans la canopée (cime d’un bouquet d’arbres) afin d’observer la jungle d’en haut. Jm y va mais moi, je l’attend en bas (il faut dire que j’ai le vertige sur un tabouret!!)
Nous repartons, deux bonnes heures plus tard, et finissons notre après midi sur la Plage de la Perle avant de retourner sur Deshaies.



























SAMEDI 3 AVRIL

Rien à dire aujourd’hui et nous restons tranquillement au mouillage avec une petite balade dans la charmante ville de Deshaies.
Nous repartons vers Antigua lundi et espérons que cette fois ci nous y serons acceptés!!!

DIMANCHE 4 AVRIL
Nous faisons un grand tour dans Deshaies car je ne pense pas que nous y reviendrons.
En tout cas c'est une petite ville qui a su rester authentique et la population locale y est vraiment charmante.