mardi 13 juillet 2010

CINQUANTE QUATRIEME SEMAINE DU LUNDI 12 JUILLET AU DIMANCHE 18 JUILLET 2010

LUNDI 12 JUILLET
Le mouillage en lui-même est assez rouleur et nous décidons de nous amarrer sur une bouée moyennant quelques EC (monnaie courante sur toutes les îles de St Vincent et Grenade)
Nous descendons faire un tour dans Clifton Village.
C’est mignon, coloré, pleins de petites baraques assez bien entretenues.
Les gens sont souriants et d’un abord facile.
Il y a ici une assez importante communauté Française. Ils détiennent une bonne partie des restaurants et une ou deux boutiques de ravitaillement.
Toute l’alimentation (conserves, légumes secs, eau etc…) vient en majeur partie de St Vincent et donc les prix ne sont pas des plus bas.
Après quelques courses (ici les avocats sont énormes et les bananes sont succulentes) nous décidons avec Agnès et Francis de se faire une pizza. Cela fait une éternité que nous n’en avons pas mangé et la Française qui tient la pizzeria (une Parisienne pur jus et qui a gardé l'accent!) habite ici depuis 12 ans. Elle a l’air de beaucoup s’y plaire et ne rentrerait en métropole pour rien au monde.
Nous avons passé une très bonne journée malgré une chaleur intense qui nous fatigue beaucoup.













































MARDI 13 JUILLET

Ce matin départ pour l’île de Petit Saint Vincent qui sera la dernière île des Grenadines de St Vincent.
Nous n’avons que 5Mn à effectuer. Nous longeons Palm Island (qui appartient à un complexe hôtelier) puis passons entre deux îlots de sable : « Punaise » et « Morpion » un parasol sur la première et une paillote sur l’autre. On ne peut accéder à ces deux îlots qu’avec de petites barcasses.
Tous les abords de Petit St Vincent sont encombrés de hauts fonds et de barrières de corail.
Donc il faut rester très prudents. Cette petite île est privée et appartient au « Petit St Vincent Resort » créé par un Américain.








MERCREDI 14 JUILLET

« Vive la République »
Ici à part quelques drapeaux français flottant sur les bateaux, pas grand-chose qui nous y fait penser.
Nous descendons à terre et nous dirigeons vers l’hôtel. Luxueux (les chambres sont entre 875$ ET 4500$ la nuit suivant la saison). Tout est intégré dans la nature. Pelouse tondue, fleurs et arbres à profusion et entretenus à la perfection, bar, resto et bungalows en pierres. C’est vraiment fait avec énormément de goût. Mais, nous apprenons que nous n’avons pas le droit de nous promener sur l’île afin de ne pas troubler la quiétude des clients. Seules les balades sur la plage (très belle) nous sont permises. Alors, avec Ti Corail, nous nous installons au bar et jouons les Américains pendant
un petit moment et admirons ce que l’argent est capable de faire sur une île où il n’y a ni l’électricité ni l’eau courante.
Puis nous regagnons nos modestes bateaux et le soir fêtons le 14 juillet à notre manière : le Ti Punch!


































JEUDI 15 JUILLET
Ce matin, nous prenons un zodiac pour quatre et partons faire un tour sur l’île de Petite Martinique (qui elle fait partie des Grenadines de Grenade) donc illégalement. Elle se situe environ 800 m de Petit St Vincent et mesure environ 2km2.
Elle tirerait son nom des anciens colons français qui l’occupèrent, d’autres parlent de la similitude de sa forme rappelant le massif de la montagne Pelée.
Les gens sont ici très accueillants et personne ne passe à côté de vous sans vous dire bonjour.
Ils sont surtout pécheurs et ont gardé la pratique des bateaux pays à l’ancienne.
Nous nous baladons sur la seule petite route de l’île et discutons avec quelques locaux.
Puis retour aux bateaux pour une sieste bien méritée.


























VENDREDI 16 ET SAMEDI 17 JUILLET
Ce matin départ pour l’île de Carriacou qui se trouve à quelques Mn de là.
Ses premiers colons auraient été des Français, pêcheurs de tortues (à l’époque cela n’était pas interdit!!)
Carriacou a une superficie d’environ 30 Km2 et une population d’à peu près 7000 habitants.
C’est une île faisant partie des Grenadines de Grenade, donc les garçons descendent à terre afin d’effectuer la clearance d’entrée.
Carriacou a gardé une certaine autonomie et des traditions culturelles et spirituelles.
Il est dit même que certains rites s’apparenteraient au Vaudou Haïtien?
Nous sommes dans la baie d’Hillsborough qui est très large et assez bien abritée.
La petite ville de Hillsborough, chef lieu de l’île ne compte que quelques rues bordées de cases ou de vieilles maisons. Il y a également un nombre incroyable de petits commerces (quincailleries, super market plus ou moins bien achalendés, fringues…..)
La petite ville ne s'anime apparemment que les jours de marché mais malheureusement nous arrivons trop tard.
Il y a une atmosphère assez particulière et par moment on pourrait se croire en Afrique.

Je voulais préciser également qu'en ce moment je joins à nos photos celles de Agnès et Francis de Ti Corail, qui font un travail merveilleux avec leur logiciel, ce que moi je suis incapable de faire!!!
L'informatique et moi cela fait au moins deux!
































DIMANCHE 18 JUILLET

Ce matin nous prenons la direction de Sandy Island, un îlot de sable situé juste en face de Carriacou.
C’est un charmant mouillage qui n’est possible la nuit que par beau temps. C’est le cas, il n’y a pas de vent du tout.
Il a été dégradé par le cyclone Yvan en 2004 qui a arraché tous les cocotiers.
Des petits nouveaux ont été replantés mais il se passera un bon moment avant que l’on puisse se mettre à l’ombre en dessous!
Cette zone est classée réserve marine donc interdit de pécher. Ce ne sont pourtant pas les poissons qui manquent. Certains font des bonds hors de l’eau de 3 ou 4 mètres.
C’est aussi le paradis des pélicans. Ils sont une bonne vingtaine à vivre là parmi les mouettes et d’autres oiseaux dont je ne connais pas le nom.
Les pélicans sont de grands pécheurs mais aussi de grands nigauds. Ils repèrent leurs proies dans l’eau, plongent et à la sortie les mouettes viennent presque leur piquer dans le bec. Et apparemment ils laissent faire sans grande rébellion!
























mardi 6 juillet 2010

CINQUANTIEME TROISIEME SEMAINE DU LUNDI 5 JUILLET AU DIMANCHE 11 JUILLET 2010

LUNDI 5 JUILLET
Aujourd'hui cela fait exactement un an que nous sommes partis. Je me souviens de tout comme si c'était hier et surtout du grand déchirement que j'ai ressenti lorsque nous avons appareillé en laissant tous ces gens que nous aimions à terre.
Que le temps passe vite.
Que dire de cette année passée?
Elle a été chargée de rencontres, de découvertes. Nous avons plein d'images dans la tête. Cela a vraiment été très enrichissant et malgré quelques grandes galères, nous ne regrettons rien.
Pour fêter cela nous avons été avec Agnès et Francis de Ti Corail se faire une petite bouffe de poissons grillés. Malgré que Jmi ne soit pas encore en grande forme, nous avons passé une journée très sympa!
Nous pensons partir demain direction l'île de Mayreau qui se situe à environ 25Mn d'ici. Tout va dépendre de la forme de mon Capitaine demain matin!!

MARDI 6 JUILLET
En définitive nous ne sommes pas partis. Agnès de Ti Corail et Jmi ne sont pas encore en grande forme et moi je me sens encore bien fatiguée pour faire une traversée même si elle n’est que de
25 Mn et ne dure que 4 ou 5 heures. Cette « dengue » nous a vraiment mis tous à plat et je ne souhaite cela à personne. Nous avons rencontré d’autres équipages qui ont été touchés également.








MERCREDI 7 JUILLET

Ça y est nous partons! Après avoir fait quelques provisions de fruits et légumes nous appareillons vers 11h direction l’île de Mayreau.
C’est une toute petite île de 3 km2 et seulement 300 habitants qui fait partie des Grenadines de St Vincent.
Après l’abolition de l’esclavage, anciens maîtres et esclaves continuèrent de cohabiter sur ce minuscule caillou. Puis un instituteur de couleur venu de St Vincent vengea ces derniers. Il séduisit la fille du maître des lieux, l’épousa et la séquestra. Du coup il assura sa descendance et eu la main mise sur l’île. Les anciens esclaves devinrent des pêcheurs émérites et le seul problème qui restait à régler était celui de l’eau douce.
C’est le Père Divonne qui donna à tous le courage pour construire à main nue et à flanc de colline de grands récupérateurs d’eau collectifs.
Ce soir nous sommes allés déguster du poisson grillé sur la plage et en discutant avec des locaux nous nous sommes rendu compte que ce Père était toujours présent dans leur mémoire et aimé de tous. Je crois que ce dernier est décédé il y a quelques années en Martinique.

JEUDI 8 JUILLET
La nuit et une bonne partie de la journée ont été assez houleuses. De ce fait l’ancrage n’étant pas très sûr, nous restons sur Balafenn. Ce qui n’est pas un mal car le Capitaine est encore bien fatigué.

VENDREDI 9 JUILLET
Ce matin vers 10 h nous sortons avec Agnès et Francis direction le seul village de l’île.
Après une route très escarpée nous arrivons à l’église du Père Divonne et son cimetière. Charmante, toute petite comme si c’était une église de poupée avec une vue imprenable sur les Grenadines. Puis l’arrivée au village. Par moment nous nous demandons comment la vie peut s’installer à certains endroits.
Il y a quelques petites boutiques de souvenirs (T shirts, paréos, bijoux et malheureusement quelques carapaces de tortues) et des bars!! (il y a un petit nombre de touristes qui viennent ici en bateau charter). Nous jetons notre dévolu sur le bar de Robert un rasta haut en couleur qui a fait avec rien un café très chouette. Sinon les maisons sont relativement bien entretenues toujours avec les moyens du bord. Chacune d’entre elles possède une grande citerne afin de récupérer l’eau de pluie (je vous rappelle qu’ici il n’y a pas d’eau potable du tout!)
Puis retour au bateau doucement car la chaleur est intense et nous arrivons exténués.























































SAMEDI 10 JUILLET
Ce matin après une petite baignade dans une eau à 30° nous prenons le cap de l’île de Union qui fait partie encore des Grenadines de St Vincent.
C’est une petite île de 7km2 (donc le double de Mayreau) qui fut occupée successivement par les colons Anglais et Ecossais. Elle compte environ 2000 habitants répartis dans deux petits villages : Clifton Village et Ashton Village. Un petit aérodrome y fut construit par un Béké venu de la Martinique puis un hôtel et enfin un Yacht Club. Y passa aussi un authentique prince Autrichien qui essaya de faire ouvrir l’île au tourisme. La fréquentation de la plaisance aussi bien par les navigateurs de passage que par les « Day-charters » est assez importante surtout par la présence très proche des Tobago Cays.
Nous descendons à terre en fin de soirée et découvrons un village avec des maisons colorées, une petite placette assez originale, des petites boutiques de T Shirts et souvenirs. Tout cela sent le tourisme et apparemment les prix sont relativement élevés. Nous allons manger avec Ti Corail dans un petit resto tenu par deux français une viande qu’ils importent des Etats Unis de très bonne qualité (cela faisait des lustres que nous n’en avions pas mangé et je dois dire que nous avons vraiment apprécié)

DIMANCHE 11 JUILLET
Aujourd'hui rien de spécial.
F et JM descendent à terre dans un petit café pour aller voir la finale de la coupe du Monde.
Bravo l'Espagne!!!
Nous fêtons cela sur Balafenn avec un apéro Ti Punch et une petite bouffe.













mercredi 30 juin 2010

CINQUANTE DEUXIEME SEMAINE DU LUNDI 28 AU DIMANCHE 4 JUILLET 2010

DU LUNDI 28 AU MERCREDI 30 JUIN
Depuis lundi je commence à être comme avant mais...........
c'était sans penser que la même chose pourrait arriver à Jmi.
Hé bien si. Mardi soir il a commencé à se sentir patraque, la fièvre a commencé à monter....
et vous connaissez la suite!!!
Donc nous voici "coincés" ici pour quelques jours encore en attendant que mon Capitaine reprenne du poil de la bête. Vous me direz que la situation pourrait être pire car ici c'est vraiment très mignon et les gens sont adorables. Mais enfin il me prend de temps en temps l'envie d'une toiture au dessus de la tête, de quatre murs autour et d'un téléphone à côté qui permettrait d'appeler le Médecin en cas de problème! Mais ici rien de tout cela et ce n'est que la mer vert émeraude et le soleil qui nous tiennent compagnie.

DU JEUDI 1er JUILLET AU DIMANCHE 4 JUILLET
Je suis désolée mais Jmi ne va guère mieux. La fièvre descend tout doucement mais il est perclus de courbatures et n'a envie de rien. C'est vrai qu'il n'a pas l'habitude d'être malade et le fait de ne rien pouvoir faire lui met le moral dans les "baskets".
Moi pour passer le temps je bouquine beaucoup et redécouvre ainsi le plaisir de lire.
J'espère pouvoir très bientôt partir à la découverte d'autres lieux et vous envoyer des photos car en ce moment, à part les médocs et le thermomètre nous n'avons pas grand chose à photographier!

samedi 26 juin 2010

CINQUANTE ET UNIEME SEMAINE DU LUNDI 21 AU DIMANCHE 27 JUIN 2010

DU LUNDI 21 JUIN AU MERCREDI 23 JUIN
Ces trois jours ont été trois jours de galère. Fièvre, nausées, vertiges et je dois dire que la « Dingue » c’est dingue!!! Ça vous met complètement à plat, plus d’appétit, envie de rien et je reste enfermée sur le bateau allongée entre la couchette et le carré. Quel programme!!
De plus il fait un temps pourri, il pleut des cordes pour ainsi dire sans arrêt avec des coups de vent très forts.
Avec Ti Corail (avec qui nous allons faire un bon bout de chemin), nous décidons de profiter d’une bonne fenêtre météo et de partir demain pour commencer à descendre vers le Sud.
Agnés, qui a attrapé la dingue une quinzaine de jours avant moi, se sent de nouveau patraque, mais malgré tout nous allons partir.
JEUDI 24 JUIN
Donc départ ce matin direction l’île de Sainte Lucie pour un petit parcours de 30 Mn (environ 5 heures de route). Nous mouillons à Marigot Bay où nous étions déjà passés avec nos copains Malouins. Mouillage serein et calme. C’Est-ce qu’il nous faut à nous les « Moussaillones » car dans l’état où nous sommes toutes les deux nous ne pensons toujours qu’à nous mettre dans la position allongée!! Et pas pour la bonne cause!!

VENDREDI 25 JUIN
Agnès ne vas pas bien du tout et nous avons discuté longuement à savoir s’il ne valait pas mieux retourner en Martinique pour voir le Médecin.
Mais non elle préfère continuer (chapeau Agnès) et nous prenons donc la route vers 7h direction l’île de Béquia. Il y en a pour la journée de route. Plus la température d’Agnès augmente, plus la mienne diminue et si cela continue je vais devenir transparente.
Les garçons ont assumé cette journée presque seuls et c’est exténués que nous arrivons à 18h30.























SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 JUIN
La semaine se terminera comme elle a commencé, c'est à dire pas bien du tout.
Je me remets lentement et une grande fatigue est omniprésente.
Juste une petite rectification mais la maladie s'écrit "dengue" et non dingue même si elle l'est vraiment!!