dimanche 6 novembre 2011

CENT VINGT ET UNIÈME SEMAINE DU LUNDI 31 OCTOBRE AU DIMANCHE 06 NOVEMBRE 2011

Lundi 31, nous sommes donc sur l’îlot des Aves surnommé Curricai. Mouillage assez tranquille.
En début d’après midi, nous voyons débarquer les Guarda Costas, qui comme à leurs habitudes (nous l’avons déjà vécu dans les autres îles) montent à bord pour la plupart (ils sont 5) et un plonge pour voir si nous ne dissimulons rien sous la coque. Encore une fois ils justifient leurs emplois en nous posons des tonnes de questions. Ils sont sympathiques, à notre demande ils enlèvent leurs chaussures. Avant de repartir, ils nous demandent quelques cigarettes et quelques bières. C’est le prix à payer pour être « tranquilles ».
Mardi 1er, nous prenons la route direction l’île de Bonaire. Jmi et moi connaissons déjà cette île anciennement totalement hollandaise et qui maintenant a un statut « d’indépendance » mais A et F vont la découvrir.
Ils sont tellement amoureux du Vénez (contrairement à nous), que nous nous faisons un peu de soucis par rapport à leur réaction quand nous arriverons dans un endroit dit « civilisé ».
Mais tout se passe bien. Il faut dire qu’ici, c’est un lieu calme. Il y a bien de temps en temps de la musique un peu forte dans les cafés mais cela est supportable. Nous mouillons sur des bouées (protection des fonds) et l’eau autour des bateaux est très belle et fourmille de milliers de poissons.
Nous allons passer quelques jours à nous balader, boire un pot le soir ou faire une petite bouffe dans un petit resto (les Ribb’s y sont merveilleux).



















Vendredi 4, nous louons une voiture (un pick-up avec 4 places) et partons découvrir le reste de l’île.
Nous ne connaissions que Kralendijk la capitale, animée avec ses petits commerces et ses nombreux bars fréquentés presque exclusivement par des Hollandais (ils y sont très nombreux).
Nous allons être très étonnés par ce que nous allons découvrir en rentrant dans les terres et en passant de l’autre côté de l’île. Tout d’abord, nous allons nous retrouver à la côte au vent avec un paysage presque lunaire. Des restes de corail en font le sol et la mer est assez forte, rien à voir avec l’endroit où se trouve nos bateaux.
Des forêts de cactus, de la rocaille. C’est très sec, mais nous y verrons tout de même des iguanes, des perroquets locaux et des ânes.


























































Nous nous dirigerons vers Rincon, la deuxième (et la dernière) ville de l’île. Mignon, un policier qui devait s’ennuyer à mourir s’arrête même pour nous demander si l’on avait besoin d’aide!! Nous y déjeunerons pour presque rien dans un petit Lolo (poulet et Cabri) à l’ombre d’arbres enchevêtrés dont un flamboyant.
De la musique un peu cubaine accompagne notre déjeuner ainsi que le chant des différents oiseaux dont des perroquets locaux et des oiseaux jaunes et noirs dont je ne connais pas le nom.







Nous redescendons vers Kralendijk et arrivons dans le sud de l’île. Nous rencontrons des centaines de Flamands roses (emblèmes de l’île) bien à l’abri dans des retenues d’eau saumâtre.












Puis nous allons visiter les maisons des esclaves (les femmes surtout portaient le sel des salines jusqu’aux embarcadères pour les bateaux).















Nous longerons les salines encore en activité. Les bassins de retenues passent de la couleur marron à la couleur violette suivant le taux de salinité.



Nous rentrerons doucement vers Kralendijk. Nous nous arrêterons dans un maison très particulière.
Un couple de vrais Bonairiens (un peu illuminés sans doute) a fait de sa maison un espèce de musée de l’insolite. Poupées de chiffons, vielles machines toutes rouillées (à coudre ou à écrire), reconstitutions historiques (Bethléem) et surtout tortues d’eau et Flamands roses ’apprivoisés’.
Ils sont six et elle nous explique qu’elle les a récupérés tout petits et blessés et que depuis ils vivent chez elle sans même essayer de se sauver ni de s’envoler. Incroyable.
Nous finirons cette super journée par quelque chose de moins amusant : faire les courses.
Fin de semaine tranquille.
Nous repartons lundi direction Curaçao (que nous connaissons déjà également) et allons essayer de faire découvrir cette île à Ti’ Corail.






mercredi 2 novembre 2011

CENT VINGTIÈME SEMAINE DU LUNDI 24 AU DIMANCHE 30 OCTOBRE 2011

Lundi 24, nous partons à la découverte de l’île.
Belle mer mais après quelques instants de baignade nous nous rendons compte qu’elle est infestée de minuscules méduses urticantes, super belles plages mais…….impossible de se balader car nous sommes attaqués par une multitude de moustiques presque invisibles…….
Ce qui est étonnant c’est que nos deux hommes ne sont pas touchés par ces petites bêtes, mais nous les femmes n’ont n’avons pas assez de mains pour nous gratter…………
Le bateau Norvégien qui est au mouillage avec nous a pêché deux gros thons et nous en propose deux gros morceaux. Pendant trois jours nous allons faire nos repas de ce délicieux poisson (pas sec comme j’en avais le souvenir) préparé à toutes les sauces du moins avec ce qui nous reste car les vivres commencent à se raréfier.
Mardi 25, il pleut toute la journée et je suis la seule à apprécier. Peut être que cela me rappelle Saint Malo ou alors peut être parce que la température passe en dessous de 30° et que je peux enfin respirer ou faire des mouvements sans transpirer ou alors un peu des deux!!!!!
Mercredi 26, Jmi part à la pêche aux lambis. Il en ramène une bonne quinzaine (les fonds ici en sont remplis). Le plus dur est de les faire sortir de leurs coquilles. Un coup de marteau bien placé et cela va tout seul ou presque.
Jeudi 27, nous prenons la direction des îles Aves, littéralement les îles aux oiseaux (toujours vénézuéliennes) qui se trouvent à 35Mn de là. Départ 7h, bonne navigation bien que le vent soit arrière. Nous la ferons à la voile malgré tout. Nous arrivons vers 13h aux alentours des Aves de Barlovento (au vent) et Isla Sur. C’est une heure recommandée pour son éclairage et sa luminosité, car ici il faut ’slalomer’ entre les cailles et les hauts fonds. Nous arrivons au mouillage avec les tripes un peu retournées car il y a des passes pas beaucoup plus larges que nos bateaux. Très beau, en dégradé de bleu et de vert………mais je ne m’y sens vraiment pas bien car le vent est monté à plus de 20 nœuds et impossible de sortir de cet endroit dès que la nuit commence à tomber. Alors, Jmi a veillé jusqu’à 2h du matin et moi le reste.











Vendredi 28, nous changeons de mouillage car c’est un peu trop risqué dans celui-ci.
Le nouveau mouillage est beaucoup plus large et surtout la proximité des cailles est plus éloignée.
Nous partons en annexe vers l’intérieur de la mangrove qui est en arc de cercle et remplie de palétuviers rouges ou jaunes dont certains atteignent plus de 20 mètres de hauteur.
Nous découvrons avec stupéfaction une faune impressionnante. Des milliers d’oiseaux ont élu domicile ici et ils ne sont pas sauvages du tout (ils ne connaissent pas encore trop les bipèdes de notre genre!!) ce qui fait que nous n’avons aucune difficulté pour les photographier. Il y a des pélicans, des sternes, des hirondelles, des flamands et d’autres échassiers, des frégates (oiseaux très désagréables qui se permettent de faire la chasse aux oiseaux de tout genre qui ne font pas partie de ceux acceptés sur l’île et je peux vous dire qu‘ils sont très agressifs) et surtout des Fous aux pattes rouges.




Les bébés fous naissent gris et presque nus puis se recouvrent d’un plumage blanc duveteux (de vrais peluches).





Arrivés vers l’âge de trois ans, ils deviennent bruns, avec un bec noir et des pattes couleur crème. Au
stade de jeunes adultes, ils sont bruns avec un coup couleur café au lait, un bec bleu et des pattes rouges.



Et enfin quand ils ont atteint l’âge adulte ils deviennent blancs avec le bout des ailes noires et toujours les pattes rouges, ils sont nommés ici les ’Boobbies’
Quelle merveille!!!





Dimanche 30, nous prenons la direction des Aves de Sotavento (sous le vent) et l’île Larga.
Une quinzaine de Mn faits à la voile.
Nous arrivons dans un très beau mouillage, jetons l’ancre et…….nous voyons arriver un pénéro chargé de Guarda Costas qui viennent nous annoncer que nous n’avons pas le droit de rester ici. Nous ne comprenons pas pourquoi puisque cet endroit est répertorié comme un mouillage autorisé. Mais nous n’insistons pas, relevons l’ancre et allons un peu plus loin sur l’île de Curricai. Joli endroit également mais dénué de tout intérêt. Plage impraticable et pas grand-chose à voire ou à faire sur la langue de sable. Par contre les fonds sont de corail et l’eau y est particulièrement translucide. On voit le fond par 10 mètres de profondeur et la population y est très nombreuse.
Nous y resterons deux nuits qui vont s’avérer calmes.