vendredi 31 mai 2013

DEUX CENT UNIÈME SEMAINE DU LUNDI 20 AU DIMANCHE 26 MAI 2013

Cette semaine a été très calme.
Lundi nous avons eu la visite de deux ‘acheteurs éventuels’ Australiens qui ont trouvé notre Balafenn très beau, très propre, super équipé etc….. et depuis pas de nouvelles.
Il va falloir que nous prenions notre mal en patience. On ne vend pas un bateau comme une paire de chaussures!!
Nous profitons de la voiture prêtée par Alexis et faisons de petits tours dans Fort Lauderdale pas trop loin car apparemment ce vieux 4/4 n’est plus très performant.
Mais il nous dépanne bien et nous permet d’aller voir ailleurs comment la vie se passe.
Cette semaine est arrivé un bateau français surnommé ‘Bubu’.
A son bord Dariusz, Beata et leur petite Moana âgée de 4 ans (qui est née en Guadeloupe).
Ce sont des Polonais qui parlent le français et l’anglais couramment.
Ils vont laisser leur bateau ici chez Sonny jusqu’au mois de novembre.
Ils rentrent en Pologne et en France.
Mercredi, un petit apéro chez eux avec Sonny et Judith.
Vendredi, nous apprenons par mail que nos amis Suisse, Soizic et Philippe que nous étions allés voir à Genève, ont récupéré leur bateau à Deltaville et qu’ils arrivent ce soir à Palm Beach.
Rendez vous est pris  pour samedi matin. Nous allons les récupérer à leur mouillage vers 10h et nous passerons la journée ensemble.
10h, nous somme au rendez vous après une petite heure de route et c’est avec un immense plaisir que nous nous retrouvons tous les quatre.
Nous reviendrons sur Fort Lauderdale faire une petite bouffe chez un Italien, un petit tour sur Balafenn où ils feront la connaissance de nos voisins Polonais et de notre Pasteur, puis retour sur Palm Beach car ils reprennent la route demain matin direction les Bahamas.
Pour eux, est prévu pour les mois à venir, les Bahamas, la Jamaique, les San Blas et Panama où ils vont laisser leur Wind Song pour quelques mois vers le mois de septembre afin de retourner en Suisse.
Nous passerons une soirée géniale dans un petit resto thaïlandais ‘Thai Jo’ (cela ne s’invente pas).
Nous avons plein de choses en commun et nous échangeons nos idées sur beaucoup de choses. Par ailleurs ils nous donnent leur avis sur notre idée de vendre le bateau.
Après leur avoir expliqué toutes les galères que nous avons rencontrées en avril, ils comprennent très bien mes motivations.
Nous les déposons à leur Zodiac et rentrons calmement vers notre maison.
Dimanche, nous avons organisé un petit apéro de départ pour nos voisins Polonais.
Tout le monde est là et j’en profite pour prendre Sonny et Judith en photo.
Ils avaient refusé jusqu’à maintenant.
Le bras gauche de Jmi se remet doucement. Il fait beaucoup de choses, malgré mes protestations.
De temps en temps il a des douleurs sans rien faire et remet son bandage.
Je pense que ce bras restera fragile un long moment.








































mercredi 22 mai 2013

DEUX CENTIÈME SEMAINE DU LUNDI 13 AU DIMANCHE 19 MAI 2013

Lundi, nous prenons le Zodiac et après une vingtaine de minutes nous nous retrouvons au bar 'Pirate Republic'. Endroit assez sympathique où nous étions déjà allés avec Sylvie et Alain.
Nous profitons de l'Happy Hour entre 16 et 19 heures pour déguster quelques bières et verres de vin blanc à moitié prix. Cela change les idées!!



Mercredi, toujours avec le Zodiac nous partons pour Fort Lauderdale afin de nous rendre à la poste (les impôts, même ici ils ne nous oublient pas) et en profitons pour aller jusqu'au bord de mer et de plage à pieds.
Une bonne petite trotte qui nous a fait beaucoup de bien.
Nous discutons beaucoup des décisions à prendre pour l'avenir.



 
Voilà, après le mois d’avril que nous venons de passer, nous sommes vraiment décidés (surtout moi) de mettre en vente notre bateau.
Pas facile de prendre une telle décision après quatre années de navigation.
Nous connaissons par l’intermédiaire d’un copain bateau, un ‘Broker’ (vendeur) prénommé Alexis spécialiste de la vente de Catamarans.
C’est un Français qui vit ici depuis plus de trente années.
Il va prendre notre bateau en main pendant toute la période où nous sommes à Fort Lauderdale.
Cette semaine nous avons déjà eu 4 visites (deux Américains, un Canadien et un Russe). Mais pas de retombées pour le moment.
Nous attendons une visite d’Australiens pour la semaine prochaine.
Alexis nous a même proposé de nous prêter une voiture. Un vieux gros 4/4, mais qui va bien nous dépanner pour nous déplacer.
Sinon, la vie ici est toujours aussi calme et reposante.
Il fait très beau et très chaud mais les nuits sont encore un peu fraîches et c’est bien.
Jmi discute beaucoup avec Sonny qui passe toutes ses journées dans son grand jardin. Quelques fois nous le voyons ramasser les feuilles avec sa brouette, passer sa tondeuse (à son rythme) ou brûler les ordures.
Nous nous sommes posés des questions. Pourquoi brûle-t-il ses ordures alors que les éboueurs passent régulièrement dans le quartier.
Nous avons réussi à connaître son histoire qui est assez spéciale.
Sonny est le fondateur de l’église des Marins, 'Seafarer’s Church of Creator’.
Il porte en justice (2006?) le fait que le terrain de 1,4 million de dollars appartenant donc à son église devrait être exonérée d’impôts fonciers.
Il raconte aux juges que la maison de briques de deux étages qu’il a construit pendant 20 années avec l’aide de sa famille est beaucoup plus que son domicile et est surtout une église où amis et familles se réunissent chaque semaine pour participer à des discours bibliques intenses.
C’était la première fois en Floride que quelqu’un portait en justice pour sa défense le fait qu’un bien de cette valeur appartenait à une église et donc qu’il n’était pas redevable à titre personnel des impôts fonciers sur cette propriété au bord de l’eau. Ces derniers se montent tout de même à la modique somme de 33 000 Dollars par an.
Sonny se dit surveillant de l’église et se dépeint comme un homme menant une vie pauvre qui gère une église basée sur les enseignements chrétiens.
La construction de sa maison terminée en 2004, il commence à mettre en place la structure juridique de son église.
Il précise qu’il officie en tant que prêtre tous les dimanches pour une quinzaine de personnes dans sa maison-Église. De plus,  il loue au bénéfice de cette dernière, les pontons attenants à son jardin, à quelques bateaux.
Dans son salon sont alignées une quinzaine de chaises de jardin en plastique, des Bibles et du matériel religieux trônent également dans la pièce.
Une enquête a été menée pour ce que la justice a appelé une «évasion fiscale ».
On ne dénombra pas plus d’un couple entrant et sortant de la propriété.
Mais, Sonny a contre attaqué en produisant une dizaine de lettres d’amis dont un ancien officier de police de la ville, qui le décrivent comme le ‘Pasteur Irons’.
Il a été également un proche du Maire de la Ville de Fort Lauderdale et a mené une bataille contre la criminalité dans son quartier.
A ce jour tout appartient à l’église Seafarer’s Church of Creator, le terrain, la maison, les voitures…
Sonny et Judith ne possèdent officiellement rien. L'Etat ne peut rien leur demander, ils n'ont pas de permis de conduire, pas de couverture sociale etc…
Apparemment cette histoire a fait jurisprudence en Floride et depuis cette date plus aucune église ne paie d’impôts.
De quoi se poser des questions.
Peut être allons nous nous convertir?




































mardi 14 mai 2013

CENT QUATRE VINGT DIX HUITIÈME ET CENT QUATRE VINGT DIX NEUVIÈME SEMAINES DU LUNDI 29 AVRIL AU DIMANCHE 12 MAI 2013

Lundi 29, hélas Sylvie et Alain repartent aujourd’hui direction le Mexique afin d’assister au mariage du fils de leurs amis qui se marie donc avec une très jolie mexicaine ( ‘Girl ’ au Lido!!!).
Nous voilà donc de nouveau tous les deux pour quelques jours.
Nous sommes donc ici chez Sonny et Judith, qui louent leurs pontons privés à des bateaux comme le notre.
Ici c’est un havre de paix. Pas de bruit, seulement les petits oiseaux qui chantent.
Ça y est, pour nous, les grosses chaleurs sont de retour et nous avons rangé nos polaires et différents pulls au fond des placards.
Sonny est un étrange Pasteur d‘une aussi étrange église, la ‘Seafares Church of the Creator’. Il fait la messe uniquement le dimanche matin dans une des pièces de sa maison. Pas d’église, pas de clocher, seulement une pancarte à l’entrée de son jardin que les autorités lui tolèrent seulement le dimanche pour l’office…
Nous avons appris le pourquoi du nombre incalculable d’églises dans ce pays.
Apparemment toutes les personnes qui se disent pasteurs ou prêtres sont exonérés d’impôts….
Sonny et Judith vivent donc des dons de leurs fidèles et de l’argent que leur rapporte la location des pontons devant leur maison (nous sommes en ce moment trois bateaux à poste).
Nous voyons très peu Judith (presque uniquement pour son jogging du matin). Par contre Sonny est omniprésent, assis dans une des chaises devant sa maison. On ne peut pas dire qu’il fasse grand-chose, à part discuter avec les gens de passage. Mais ils sont vraiment agréables tous les deux.
Nous passons nos journées à ranger, nettoyer, bricoler et surtout à se reposer de ce mois passé où nous avons vraiment galéré.
Jmi malgré mes protestations, fait des tonnes de choses et je pense que cela n’est vraiment pas raisonnable pour son bras.

Vendredi 3, nous avons loué une voiture pour une semaine.
Cela est bien agréable car nous sommes loin du centre ville et des commerces.
Donc nous en profitons pour remplir le frigo et les placards que Bayard (notre soit disant équipier!) avait bien vidé et aussi pour essayer de trouver des pièces pour le bateau et cela n’est pas une mince affaire.

Dimanche 5, nous décidons de partir pour Naples du côté ouest de la Floride (environ 150km.)
Nous prenons la route 75 dans les marécages du nord des Everglades, qui se révèle être une route toute droite, déserte sans aucune vie.
Le parcours va nous sembler long, surtout que notre réservoir de carburant est sur le témoin d’alerte lorsque nous trouvons par miracle une station…
Naples est une assez jolie ville. Je ne retrouve pas ici le charme des petites villes que nous avons déjà visitées l’année précédente. Rues perpendiculaires, jolies maisons sans grande personnalité, de très belles voitures. Ici on sent qu‘il y a de la monnaie…!
Nous nous baladerons un peu mais le temps passe vite et il nous faut repartir.




Pour rentrer nous décidons de ne pas reprendre la route 75 mais de prendre la 41 qui traverse les Everglades et la réserve Indienne Miccosukee. Nous avions déjà fait ce voyage mais nous pensons que cela sera plus agréable.
Nous nous arrêtons sur le chemin pour visiter le ‘Big Cypress National Preserve’. Ici beaucoup de caïmans, d’oiseaux, papillons qui y vivent en liberté.
Pas trop de touristes, ce n’est pas encore la saison.













 Lundi 6, nous devons récupérer nos amis qui reviennent du Mexique à 23h45 à l’aéroport de Miami.
Nous en profitons pour faire un petit tour dans cette grande ville.

Mardi 7, tous les quatre nous partons pour Palm Beach. Rien de bien intéressant à raconter et de plus comme je n’ai pas encore ma tête à moi, j’ai oublié de mettre la carte mémoire dans l’appareil photo!!

Mercredi 8, nous remettons le moteur sur le Zodiac et partons nous balader sur les canaux.
Très belles maisons, très beaux bateaux et toujours pas de carte mémoire dans l’appareil!!

Jeudi 9, voilà Sylvie et Alain doivent repartir pour la France. Leur avion part d’Orlando à 18h 20.
Nous passerons la journée dans la voiture car le trajet est assez long (350km!)

Déjà deux semaines de passées. Le temps passe très vite.
Le moral est meilleur.
Nous pensons rester à Fort Lauderdale environ deux mois afin que le bras de Jmi soit complètement remis.



























































vendredi 3 mai 2013

CENT QUATRE VINGT DIX SEPTIÈME SEMAINE DU LUNDI 22 AU DIMANCHE 28 AVRIL 2013

Cette semaine a vraiment été une semaine de M…. que je vais vite essayer d'oublier.
Peut être, plus que cela encore.
Lundi, la pluie tombe sans interruption et le vent souffle par rafales très fortes.
Bayard vient nous voir et nous décidons de partir demain matin, le temps étant prévu se calmer.
Mardi, effectivement il ne pleut plus.
Nous levons donc l’ancre vers 9h.
Tout d’abord la navigation se présente très bien mais cela ne durera que quelques heures.
Le vent tourne au sud et monte (donc en plein dans le nez), la houle se forme, les vagues croisées se forment de plus en plus, le courant se montre fort (+de 4 nœuds) nous n’avançons plus.
Nous mettons les moteurs et cela durera près de trois jours!!!
Nous nous ferons trimballer, le bateau cogne, le bruit de la mer contre les coques est infernal et à ajouter à celui des moteurs.
Au bout du troisième jour, le vent se décide enfin à passer à l’Est / Nord Est.
Nous pouvons enfin arrêter les moteurs et profiter de se bon vent pour avancer tout à fait convenablement.
Notre équipier n’est pas un foudre de guerre et préfère nettement rester dans sa cabine……et surtout manger…… Il ne fera à peine que le strict nécessaire, c’est-à-dire ses quarts.
Mais pendant ces moments où nous essayons de dormir un peu, jamais mais vraiment jamais il ne touchera aux voiles, ne prendra quoique ce soit comme décision.
Donc à nos reprises, le bateau va comme il peut, pas toujours vers le bon cap et nous sommes obligés de tout reprendre à zéro!
De plus, il a trouvé le moyen d’inonder sa cabine et ses toilettes……il n’a tout simplement pas fermé ses hublots……
Je me demande vraiment s’il a déjà navigué sur un voilier!!!
C’est un homme pataud, lourdaud et vraiment très crapoteux!!
La seule chose qu’il ait fait de bien est d’avoir péché une splendide Dorade Coryphène.
Nous savons par nos amis bateau qui ont déjà fait l’expérience de prendre un coéquipier, que cela se passe rarement bien.
Et bien, je confirme.
Pendant cette traversée, nous allons également rencontrer plusieurs problèmes techniques.
Tout d’abord nos deux moteurs font des caprices. Il faut faire des « bidouilles » si nous voulons qu’ils démarrent. Jmi dit que cela ne doit pas être très grave. Mais je peux vous dire que ce n’est pas facile à gérer.
Samedi, c’est le tour de l’électronique à nous faire des caprices. D’une seul coup, vers 10h, le pilote automatique se met en rade…….nous allons être obligés de barrer 24h/24 en se relayant tous les trois.
Bayard n’a pas le choix et il le fera par obligation environ toutes les trois heures.
Dimanche, nous rentrons dans le chenal menant à Fort Lauderdale.
Nous passons 4 ponts levant et arrivons enfin vers 8h30 à notre destination.
Nous avons réservé un ponton chez un privé.
Cet homme est un Pasteur. Il se nomme Sonny Irons et vit là dans une charmante petite maison avec sa femme. Ce sont deux indiens absolument très beaux. Nous remercions Kapuera pour nous avoir donné cette super info.
Notre arrivée se passe très bien.
Là vont commencer les problèmes avec Bayard, qui nous réclame de l’argent pour 7 jours!
Nous ne sommes absolument pas d’accord avec ce qu’il nous réclame par rapport au travail fourni pendant ces 5 jours voir 6 puisque  nous sommes arrivés le dimanche matin.
Grands palabres…….le ton monte un peu…..nous finirons par trouver une entente.
Je crois que jamais plus nous ne prendrons un coéquipier que l’on ne connaît pas.
Il part à la Messe dite par Sonny, nous laisse en plan sans nous dire au revoir et nous ne le reverrons plus.
Je peux vous dire que notre moral est loin d’être au beau fixe et de plus nous sommes exténués.
Vers 13H30 arriveront nos deux rayons de soleil, Sylvie et Alain de Saint Malo avec qui, si nous n’avions pas rencontré tous ces problèmes, nous aurions du passer la semaine.
Ils ont une voiture de location.
Nous partons tous les quatre vers le centre ville.
Comme Jmi et moi n’avons que très peu mangé pendant cette semaine et encore moins dormi, nous nous arrêtons dans un resto Italien (succulent par ailleurs) et irons ensuite écouter le super guitariste que nous avions connu lors de notre dernier passage ici.
Malgré notre grande fatigue nous y resterons jusqu’à plus de minuit.
Je dois reconnaître que je suis rentrée un peu pompette……mais cela nous a fait tellement de bien!!





















dimanche 21 avril 2013

CENT QUATRE VINGT SEIZIÈME SEMAINE DU LUNDI 15 AU DIMANCHE 21 AVRIL 2013

Semaine bien tristounette.
Lundi, nous allons jusqu’à l’adresse que l’hôpital nous a donnée pour prendre un rendez vous avec le spécialiste des os.
Par téléphone, cela nous est difficile, toujours la barrière de la langue. De visu cela nous semble beaucoup plus facile.
La secrétaire prend les papiers émanant de l’hôpital et nous dit qu’elle nous rappellera cet après midi ou demain au plus tard pour fixer un rendez vous.
Un autre problème se pointe à l’horizon.
Nous avons un permis de navigation pour Balafenn valable jusqu’au 4 mai 2013 (une année).
Nous nous arrêtons aux douanes de Morehead pour leur demander une prolongation au vu de l’état du bras de Jmi.
Tout d’abord, ils nous proposent six semaines, ce qui nous semble court.
Et après quelques discutions et voyant que nous sommes des gens biens…..ils vont nous donner une année supplémentaire. Enfin une bonne chose qui arrive. On n’y croyait plus!!Retour au bateau.
Nous avons un petit problème avec notre AIS (radar détecteur) et nous passons par la Marina où nous faisons la connaissance d’un technicien soit disant spécialiste de ce genre de matériel.

Mardi, le technicien (AIS) arrive dans la matinée et restera presque toute la journée…..sans rien trouver de ce qui peut provoquer notre problème.
Toujours pas de convocation de l’hôpital,
15h, nous lui demandons comme service d’appeler le Médecin par téléphone. Il le fait bien volontairement et arrive à nous avoir un rendez vous pour le lendemain 9h.
Il repart sans rien avoir trouvé mais en nous demandant tout de même une belle somme en dollars et en nous promettant de revenir dès que possible.

Mercredi 9h, nous sommes à l’heure. Pour pouvoir nous déplacer plus facilement pour tous ces rendez vous, nous avons loué une voiture pour deux jours (une des choses peu chères aux US).
Tout d’abord, l’administratif : il faut remplir une tonne de papiers (allergies, contre indications, maladies antérieures….etc) et contrôle de notre assurance!
Puis on attend. Après quelques temps une infirmière nous fait entrer dans un petit bureau où elle prend la tension de Jmi.
On en ressort et on attend encore.
Au bout d’un moment, on nous fait rentrer de l’autre côté de la salle d’attente dans une sorte de petite chambre sans fenêtre……on attend….une infirmière passe et pose encore des questions…. On attend encore….
L’angoisse monte. S’ils font tout cela c’est qu’il va falloir réopérer…notre imagination est en ébullition.
Puis arrive une charmante Doctoresse. Ce n’est pas le Professeur que nous devions voir mais son  bras droit.
Elle défait tout harnachement que Jmi a autour de son bras, regarde, commence à lui faire faire quelques petits mouvements avec une grande délicatesse et nous annonce au bout d’un moment qui nous a paru interminable que l’opération ne sera pas nécessaire……Ouf…Ouf…et encore Ouf.
Nous attendrons encore dans cette sorte de cagibi et enfin elle viendra nous chercher pour nous montrer les dégâts au niveau du coude de Jmi sur un écran.
Fêlures, cassures nous ne sommes sûrs de rien. Mais le principal pour nous est qu’il ne faut pas opérer. Elle le prévient tout de même que ce sera très long pour retrouver les fonctions normales de son bras (environ deux mois) et qu’il ne doit absolument pas faire de mouvements incontrôlés, trop forts ou trop brusques.
A la sortie, il n’a plus qu’un simple bandage plus souple et toujours sa jolie écharpe bleue.
On ne s’en sort pas trop mal. Cela aurait pu être bien pire!!!
Jmi a des envies de Sushis. Comme nous avons une voiture nous cherchons et trouvons un resto style Japonais. Qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour aider un malade à retrouver la santé!!
Retour au bateau, pas de nouvelles de notre technicien (ais).
Nous faisons par l’intermédiaire de la Marina, la connaissance d’un homme qui serait intéressé pour nous aider à descendre le bateau vers Miami et Fort Lauderdale.
Il a lui-même un bateau, des références de naviguant et a l’air d’être tout à fait correct et compétent.
Nous décidons de le prendre comme équipier.
En contrepartie, il demande bien sûr une certaine somme d’argent par jour et le paiement de son retour en avion sur Morehead.
Mais…..la santé et la sécurité n’ont-elles pas un prix?

Jeudi, nous n’avons toujours pas vu l’ombre de notre technicien.
Nous allons en parler à la Marina. Le Capitaine du port (un homme charmant par ailleurs et qui nous a à la bonne) dit qu’il va s’en occuper.
Jmi dort relativement bien et ne souffre pas de trop de son bras.
Il commence à tourner en rond et je ne peux pas (malgré mes reproches) l’empêcher d’aller bricoler dans les moteurs ou autres petites choses.
Il dit qu’il sent très bien jusqu’où il peut aller. On ne se refait pas!!!




Vendredi, le technicien arrive enfin, pas de bonne humeur. Il n’apprécie pas du tout que l’on soit passé par la Marina pour le faire venir et surtout d’avoir dit qu’il avait empoché une belle somme d’argent pour aucun résultat!  Mais comment pouvait on faire autrement.
Il a en sa possession un boîtier AIS neuf, il le teste à la place du notre et ça fonctionne. Conclusion : on nous a fait acheter une antenne dédiée, changer le câble, réinitialiser notre traceur et en fait c’est notre appareil qui est en rideau!
Deux solutions, le changer ou attendre d’être à Miami pour l’emmener à la société mère pour une intervention à cœur!
Nous optons pour la seconde solution.
Le temps se dégrade sur la région, pluie, tonnerre, rafale de vent à plus de 40 nds et risque de tornades.
Balafenn est accolé à son ponton avec pas moins de 10 amarres…..dont les 2 extrêmes prises directement sur les piliers de béton, on à vu des taquets s’arracher des pontons !
D’un commun accord avec notre futur équipier Bayard (pas le Chevalier.....cela ne s’invente pas) nous décidons de reporter notre départ à Lundi.

Samedi et Dimanche, le temps est vraiment affreux, la météo ne s’était malheureusement pas trompé!!
































lundi 15 avril 2013

CENT QUATRE VINGT QUINZIÈME SEMAINE DU LUNDI 8 AU DIMANCHE 14 AVRIL 2013

Mardi, nous repartons de Hampton avec le frigo plein et surtout beaucoup de fruits et légumes frais.
Départ 8h. Nous appréhendons assez ces deux jours à venir car il va falloir passer le Cap Hatteras qui est connu pour être assez difficile.
La navigation se fera en totalité au moteur. Vent fort de face, houle assez forte, vagues de côté…..tout est là pour nous empêcher d’apprécier ces moments. Heureusement, le ciel est complètement découvert et les températures dans la journée dépassent les 20°. Ce n’est malheureusement pas le cas la nuit. Nous ressemblons à des bonshommes Michelin. Trois à quatre épaisseurs de polaires…..mais l’humidité est persistante….
La météo annonce une forte dépression à venir pour jeudi et vendredi.

Nous décidons donc de nous arrêter à Morehad (Nord Caroline). Nous y arrivons jeudi matin très tôt.
Bien nous en a pris car le moteur tribord chauffe et nous sommes obligés de finir la navigation avec un seul moteur.
Ces moteurs ne sont pas fait pour fonctionner 24h sur 24!
Nous remontons le chenal menant à la Marina municipale où nous pensons tout d’abord faire du gasoil ensuite nous mettre à l’abri du gros coup de vent annoncé et enfin réparer le moteur défectueux. (rouet de pompe a eau).
Et c’est au moment d’essayer de s’amarrer au ponton que Jmi saute pour essayer de l’atteindre (comme il fait d‘habitude), dérape et tombe à l’eau.
Il hurle…. j''ai le bras cassé…..moi sur le bateau qui ne tient qu’à un bout de cordage…..je hurle, appelle au secours…..Jmi ne peut rien faire, même pas essayer de remonter, son bras gauche est à l’équerre et l’eau est glacée. Il n’y a que nous, pas d’autres bateaux…..
En entendant nos cris, des employés du bureau situé sur la rive et des promeneurs accourent.
Ils sont 6 ou 7 à essayer de remonter Jmi, mais peine perdue.
Un homme prend sont portable et appelle les secours.
D’autres essaient de m’aider à amarrer le bateau. Je lance des cordages, mais je n’ai qu’une seule peur c’est d’écraser Jmi entre le bateau et le ponton.
Deux camions de secours arrivent. Les hommes essaient tant bien que mal de remonter Jmi qui crie de douleur. Impressionnant de voir son avant bras à l’opposé de l’endroit où il devrait être.
Pendant ce temps, nous arrivons à amarrer le bateau. Tous ces gens ne sont pas des professionnels et ils font ce qu’ils peuvent.
Au niveau de Balafenn, tout rentre dans l’ordre.
Pendant ce temps, les secouristes ont mis Jmi sur un brancard et commencent à l’emmener vers le camion. Il est mis aussitôt sous morphine et on lui met des tuyaux partout.
Je n’arrive pas à me calmer. Les gens me soutiennent physiquement et psychologiquement.
Ils sont tous d’une gentillesse incroyable et malgré la barrière de la langue ils m’aident à préparer des vêtements secs et nos papiers d’identité.
En route vers l’hôpital qui se situe à environ un quart d’heure de là.
Pour l’anecdote, c’est la première fois que je monte dans ce genre d’engin.
Jmi est conduit immédiatement aux urgences et pris en charge sur le champ.
Je dois rester là, ils ne veulent pas que je retourne chercher sur le bateau tous les documents que, dans la panique, j’ai oubliés de prendre.
Pendant toute la matinée, nous verrons défiler plusieurs infirmiers et infirmières qui seront tous et toutes d’une gentillesse extrême. Ils essaient de tout faire pour calmer la douleur de Jmi.
Au bout d’un moment arrive le Médecin Urgentiste. D’après les radios (3) et les scanners (2) il s’avère qu’il y aurait des fêlures voir des fractures au niveau du coude.
Dans l’après midi la morphine ne fait plus grand effet.
Le Médecin arrive avec deux autres personnes et me demande de sortir de la chambre.
Jmi ne se rappelle pas du tout de ce qui s’est passé, mais quelques instants plus tard, je peux revenir et retrouve Jmi soulagé, le bras a repris sa position initiale et est entouré d’une sorte de plâtre.
Qu’ont-ils pu lui administrer pour pouvoir effectuer ces manipulations douloureuses en si peu de temps?
Pour pouvoir comprendre ce que l’on nous dit où à l’inverse les questions que nous voulons poser, ils utilisent via Internet un système de traducteur américain réservé aux hôpitaux .
Les différentes personnes qui nous servent d’interprètes sont souvent des africains ou des latinos.
Vers 17h, nous sortons enfin de ce bâtiment et Jmi porte une sorte de jolie écharpe bleue ciel assortie à son teint hâlé pour maintenir son bras.
Il n’est pas question d’opération pour le moment et nous devrons aller consulter un spécialiste des os le plus rapidement possible pour qu’il donne son avis.
Il nous faudra également revenir demain matin pour effectuer les démarches administratives.
Pourvu que l’assurance que nous avons prenne en charge les frais engendrés par cette journée aux  urgences.
Il faudra s’arrêter dans une pharmacie afin d’acheter un médicament pour la douleur.
Il s’avérera que ce sera une sorte de ‘Narcotique’ et que pour l’obtenir (malgré l’ordonnance du Médecin) je vais être obligé de donner ma pièce d’identité et signer une attestation sur l’honneur comme quoi ce médicament ne sera jamais donné à personne d’autre. Jmi va-t-il voir des éléphants roses?

Vendredi, la nuit a été bonne et étonnement il ne souffre pas trop. Les médocs doivent vraiment être costauds!!
Le temps est désastreux. La pluie ne cesse de tomber, le vent souffle avec des rafales de plus de 30 nœuds. Nous attendons une toute petite accalmie et partons vers les bureaux de la Marina afin d’enregistrer comme il se doit notre bateau.
Là aussi, tout le monde est très attentionné, notre aventure a parcouru les marinas…
Sympa les gens, la preuve: un couple nous à donné son numéro de mobile pour nous servir de taxi, un homme habitant sur le quai nous a offert une bouteille de vin.!!!
Puis nous repartons vers l’hôpital. Après quelques instants d’attente, nous apprenons avec grand soulagement que tout est pris en charge par l’assurance et que nous n’avons pas un dollar à débourser…..ouf!  Nous ne connaissons pas le montant de ces différentes interventions et nous ne voulons pas le savoir……
Nous croisons le Médecin qui s’est occupé de Jmi et qui nous précise que ce sera très long et qu’il faut absolument aller voir le spécialiste la semaine prochaine.
Maintenant nous sommes deux handicapés pour monter sur le bateau.
Le responsable de la Marina qui nous a réservé un chaleureux accueil nous a prêté une sorte de petit escabeau qui va bien nous aider à gravir la coque toujours trop haute..
La pluie a cessé mais le vent est toujours aussi fort. Nous espérons que cela va se calmer assez rapidement. Heureusement que nous ne sommes pas en mer!
Nous ne pourrons pas être à Miami pour le 18, date à laquelle nous devions récupérer Sylvie et Alain et nous en sommes très déçus et tristes.
Combien de temps allons nous rester bloqués ici? Plusieurs semaines certainement.
Pas question de reprendre la mer tant que Jmi n’a pas retrouvé l’usage normal de son bras.

La fin de la semaine va se passer calmement. Le temps est redevenu beau et la chaleur commence à revenir.
Je dois apprendre à aider Jmi pour faire les choses de tous les jours. Se vêtir déjà n'est pas une mince affaire avec un seul bras......couper de la viande.......attacher ses lacets......j'en passe et des meilleurs!!
Ils annoncent de nouveau du mauvais temps pour demain lundi avec beaucoup de pluie et de vent.
Quelle poisse.


























lundi 8 avril 2013

CENT QUATRE VINGT TREIZIÈME ET CENT QUATRE VINGT QUATORZIÈME SEMAINE DU LUNDI 25 MARS AU DIMANCHE 7 AVRIL 2013


Ces trois derniers jours à Saint Malo seront bien tristes.
Mardi soir, Jacote et Phiphi passeront nous dire au revoir avec une boisson qui pétille.
Mercredi 27, ça y est toutes nos valises sont prêtes et fermées. Sylvie et Alain nous emmènent à la gare pour notre train de 16h40.
Je dois dire que nous en avons gros sur le cœur et que les larmes sont difficiles à retenir.
Nous arrivons à l’heure (bravo la SNCF!) à l’aéroport Charles de Gaulle.
Nous prenons une navette qui nous emmène jusqu’à l’hôtel que nous avons réservé.
Jeudi 28, nous n’avons jamais été si prêt du départ.
8h,  nous faisons enregistrer nos bagages et attendons patiemment de passer la douane.
L’avion est annoncé avec une heure de retard, ça commence…..
Nous décollons enfin direction Dublin.
Une fois arrivés, nous avons tout de même trois heures d’attente pour avoir notre correspondance.
Un tour dans l’aéroport, une petite bouffe, un pti’ verre , deux trois taf’s et c’est reparti.
Cette fois ci nous montons dans l’avion à l’heure mais il partira avec également une heure de retard à cause d’une correspondance arrivant de Rome (Ah ! ces Italiens!!!)
Le vol se passera tout à fait correctement et nous arriverons à New York tout de même à l’heure prévue 21h11.
Nous récupérons la voiture que nous avions loué de France et ferons un peu de route avant de nous arrêter vers minuit dans un Motel près de Philadelphie.
Vendredi 29, nous arrivons  à Solomon’s Island vers 14h et retrouvons notre maison.
Tout va très bien. A l’extérieur c’est un peu sale mais l’intérieur n’a pas un brin de moisissure ni de saleté.
Nous nous rendons vite compte que la peinture des coques n’a pas été faite comme nous l’avions demandé. Nous avons l’habitude de ce genre de situation. Déjà à Curaçao nous avions rencontré le même problème. Ils ne veulent rien faire tant que nous ne sommes pas présents!!
Il fait très froid, pas plus de 12° dans la journée sous le soleil et certainement beaucoup moins la nuit.
Heureusement, nous avons un petit chauffage d’appoint que nous mettons le soir et le matin. J’ai également doublé les couettes de notre couchette.
Je commence déjà à penser à notre future navigation par ce temps. Cela ne va pas être drôle.
Le week-end va nous permettre de faire le plein de victuailles et de divers bricoles pour le bateau.
Il va falloir aussi sortir tout ce que j’avais mis sous vide ou sous sacs plastiques.
Mardi 2, ils se décident enfin à faire la peinture antifouling de la coque.
Normalement, ils doivent nous mettre Balafenn à l’eau demain?
Mercredi 3, et bien non ce ne sera pas pour aujourd’hui. Ils nous promettent pour demain….
Jeudi 4, tout d’abord Joyeux Anniversaire à Kiki et Loic (les deux frères de Jmi).
Midi, au chantier ils se sont enfin décidés à s’occuper de nous et tout le folklore de la mise à l’eau commence.
Comme d’habitude nous avons un petit pincement au cœur au moment du levage. Mais ces personnes sont des professionnels.
Tout se passe très bien. Une fois dans l’eau, les deux moteurs démarrent du premier coup ou presque.
Première chose à faire avant de rejoindre notre place au ponton, du gasoil.
Un petit tour avec notre bateau et retour dans la marina.
Il fait un froid de canard. Le vent est glacial.
Je crois que nous allons attendre quelques jours avant de prendre la mer!!!!
Il nous faudra attendre samedi 6 pour enfin se décider à mettre les voiles.
Malheureusement le vent n’est pas de la partie. Nous l’avons de plein face et la navigation jusqu’au mouillage de Deltaville, que nous connaissons déjà, se fait au moteur. C’est ici que repose jusqu’à mi avril le bateau Wind Song de nos amis Suisses Soizic et Philippe. Bientôt eux aussi vont reprendre la mer!!!
Nuit calme dans ce grand et joli mouillage.
Dimanche 7 à 8 heures, nous voici repartis dans les mêmes conditions. Vent de face, courant contre nous pour la majeure partie du voyage, tout de même la marée nous porte et heureusement.
Les moteurs sont encore une fois au boulot au grand désespoir de Jmi.
Nous arrivons à Hampton et la petite marina publique du centre ville (que nous connaissons également) vers 17h.
Demain, nous irons faire quelques courses (nous n’avons presque plus de frais) et pensons repartir mardi si le temps le permet.