mercredi 31 mars 2010

TRENTE NEUVIEME SEMAINE DU LUNDI 29 MARS AU DIMANCHE 5 AVRIL 2010

LUNDI 29 MARS
Nous allons faire un petit tour une dernière fois dans le bourg.
Nous partons vers 10h30. Tout d'abord direction la Marina de Rivière Sens en Guadeloupe pour y récupérer des doubles de clés que Marie (une des petites danseuses que nous avions à bord entre Agadir et les Canaries) avait oublié de nous rendre et qu'elle a laissées dans un Bar Presse de cette Marina, puis nous longeons (cette fois de mer) Vieux Habitants, Bouillante, le rocher de Malendure, pointe Noire et arrivons vers 17h pour mouiller dans la petite baie de Deshaies.





MARDI 30 MARS

Ce matin il tombe de gros grains et le vent monte à presque 30 noeuds.
Comme toujours dans ces cas là, nous restons à bord pour surveiller l'ancrage du bateau.
Nous sortons à terre dans l'après midi (le vent s'est calmé) faire un petit tour dans le bourg de Deshaies, que nous avions déjà visité en voiture avec M.
Nous faisons le plein de fromages, saucissons etc... enfin tout ce qu'il va nous manquer à partir de demain puisque nous partons direction ANTIGUA, île indépendante depuis 1981, mais qui a gardé des vieux restes britanniques (et le Chedar c'est pas terrible!).
En photo, l'arrière grand mère de Tatiana et Robert, nos deux tortues rencontrées en Martinique.

MERCREDI 31 MARS
7h, nous voilà donc partis direction l’île d’ANTIGUA.
Tout va pour le mieux, vent à 20noeuds, mer calme à peu agitée, nous marchons à 7/8 nœuds de moyenne.
Nous arrivons vers 13h30 et comme à chaque fois que nous devons mettre les pieds sur un territoire étranger, nous descendons faire les formalités d’entrée.
Et là tout se complique.
Le douanes nous demandent notre « clearance », c’est-à-dire notre droit de sortie du dernier territoire que nous venons de quitter. Mais comme nous étions en Guadeloupe, qui est tout de même un territoire français, nous n’en avons pas fait la demande.
Eh bien, non, il fallait faire une clearance et le douanier (galonné) ne veut rien entendre.
Un Charmant Italien trilingue, vient à notre secours et essaie de nous aider dans nos rapports avec ce « super » douanier. Rien à faire, il ne veut rien entendre et nous somme de quitter l’île sur le champs. Il est tout de même 16h30 et nous demandons, faute de pouvoir faire autrement, de ne partir que demain matin. Il ne veut pas non plus!
L’Italien (Giancarlo et sa femme Giovanna), voyant notre dépit, nous invite à boire un café (ristretto) à leur bord et nous discutons de tout cela et lui non plus ne comprend pas cet excès de zèle de la part des douanes d’Antigua.
Tant pis si nous risquons la prison, mais nous décidons JM et moi de ne repartir que demain matin!
Vers 19h, un jeune représentant de la surveillance du port (beaucoup plus avenant) vient nous voir et nous donne l’autorisation de ne partir que demain matin.
C’est cela la liberté!!!!

JEUDI 1er AVRIL
Mais non ce n’était pas un poisson et nous repartons bien vers 6h30 direction la Guadeloupe et Deshaies.
Le voyage se passe pour la moitié au moteur car le vent est presque inexistant.
Nous retrouvons nos copains italiens qui eux venaient de leur propre chef en Guadeloupe et nous nous faisons sur Balafenn une soirée très sympa (ce qui réchauffe les cœurs) et nous nous disons que grâce à cette aventure nous avons rencontré des gens très biens!

VENDREDI 2 AVRIL
Donc nous louons une petite voiture pour la journée et retournons à Pointe à Pitre afin de faire cette fameuse « clearance ».
Il faut dire qu’à Deshaies il n’y a rien en ce qui concerne ce genre de démarche (nous apprendrons le lendemain qu’une petite boutique de Gadgets pouvait s’en occuper!).
Merci Sarko, ici aussi les départs en retraite ne sont pas remplacés et il n’y a plus de douane et de police à Bas du Fort!
A la Marina cela a duré 10 minutes (par fax) et nous repartons avec ce papier si précieux et décidons de profiter de la voiture pour faire le seul endroit de Guadeloupe que nous n’avions pas encore fait, la route de la traversée d’est en ouest. Nous abandonnons la visite de la Soufrière qui comme à son habitude est dans les nuages.
La route débute à Mahaut, va vers Pointe Noire et grimpe jusqu’au col des Mamelles (JM pensait y voir un musée de la poitrine et il a été bien déçu!), traverse une forêt tropicale humide, sorte de jungle dense et bien préservée.
Nous faisons une halte au Parc des Mamelles et visitons ce parc jalonné d’étapes pédagogiques.
La faune et la flore y sont préservées naturellement.
Ce site sert aussi de remise en condition d’animaux blessés ou malades (qui sont remis en liberté après) et d’espèces menacées de disparition.
Nous y côtoyons des iguanes, des tortues, des ratons laveur, des papillons, des colobris (80 battements d‘aile à la seconde et peuvent atteindre 70 km à l’heure), des perroquets, des singes (abandonnés par leurs propriétaires, quand ils grandissent et deviennent encombrants), un insectarium, un parc aux chauves souris, etc…
Un pont suspendu à 20 mètres de hauteur permet de monter dans la canopée (cime d’un bouquet d’arbres) afin d’observer la jungle d’en haut. Jm y va mais moi, je l’attend en bas (il faut dire que j’ai le vertige sur un tabouret!!)
Nous repartons, deux bonnes heures plus tard, et finissons notre après midi sur la Plage de la Perle avant de retourner sur Deshaies.



























SAMEDI 3 AVRIL

Rien à dire aujourd’hui et nous restons tranquillement au mouillage avec une petite balade dans la charmante ville de Deshaies.
Nous repartons vers Antigua lundi et espérons que cette fois ci nous y serons acceptés!!!

DIMANCHE 4 AVRIL
Nous faisons un grand tour dans Deshaies car je ne pense pas que nous y reviendrons.
En tout cas c'est une petite ville qui a su rester authentique et la population locale y est vraiment charmante.

jeudi 25 mars 2010

TRENTE HUITIEME SEMAINE DU LUNDI 22 MARS AU DIMANCHE 28 MARS 2010

LUNDI 22 & MARDI 23 MARS 2010
Rien de particulier pour ces deux jours. Nous bricolons et essayons de nous mettre à jour de tout ce que nous reportions depuis notre départ du mois de juillet 2009.

MERCREDI 24 MARS
Départ de la Marina, enfin, ce matin vers 10h (nous la fréquentions tout de même depuis 3 semaines) Au revoir à tout l'équipage de ALIDADE (2 pattes et 4 pattes) qui sont coincés ici jusqu'au 3 avril.
Donc nous prenons la direction des Saintes.
20 noeuds de vent, mer agitée mais toujours très beau et très chaud.
Nous arrivons à l'anse du bourg de Terre de Haut vers 14h30, déjeunons (avec un Ti punch d'abord!) et sortons vers 17h faire un petit tour dans le Bourg.
Super mignon. Mais comme nous avons oublié de prendre l'appareil Photo, vous ne verrez les photos que demain!!! (Alzheimer commence à faire son effet!!)
Nous mouillons pas loin du "Bel Espoir 2" bateau du Père Jaouen, bateau de réinsertion pour jeunes délinquants. Je ne sais pas si tous ces jeunes se rendent compte de la chance qu'ils ont de naviguer sur ce genre de vieux gréement, mais j'espère qu'ils y apprendront le respect de la vie (la leur et celle des autres) et que cela leur permettra de revenir à la vie de tous les jours dans de meilleures conditions.
Vous verrez la "maison bateau" qui surplombe la rade et qui est depuis un bon moment réservée aux médecins pratiquants sur l'île.

JEUDI 25 MARS
Je voudrais faire une petite rectification en ce qui concerne le Bateau "Bel Espoir" dont je vous ai parlé hier. J'ai appris qu'il n'était plus consacré à faire de la réinsertion de jeunes délinquants mais qu'il servait maintenant à promener des touristes!

Nous faisons une belle balade dans le bourg et ce coup ci nous n'avons pas oublié notre appareil photos.
L'église de campagne marque la limite entre le quartier du mouillage et celui de Fond-Curé où habitent les pêcheurs. En parcourant les petites rues on découvre ce qui fait le charme profond de cette île : conversations, détails d'architecture, frises en bois, jardins fleuris, barrières, jalousies etc...
Tout cela ressemble à un village pour poupées.

























VENDREDI 26 MARS












Aujourd’hui nous avons décidé de louer un scooter afin de visiter Terre de Haut.
Tout d’abord, nous grimpons à environ 120 mètres d’altitude vers le Fort Napoléon.
De là haut on domine la presque totalité de l’île.
Il paraîtrait que Napoléon n’y a jamais mis les pieds. Il fut utilisé jusqu’au début du XXème siècle comme pénitencier, puis comme prison politique pour les opposants à Vichy durant la seconde guerre mondiale.
La forteresse a été transformée en une sorte de musée d’histoire et de traditions populaires.
(maquettes de bateaux, poissons naturalisés, coquillages, photos, textes divers etc…)
Il y a également un jardin où ont été replantés nombre de cactus dont certains en voie de disparition sur l’île (apparemment emportés par des touristes sans gêne ou mangés par les biquettes)
Nous avons rencontré quelques iguanes vert fluo se prélassant dans les arbres.
Nous reprenons le scoot direction la grande plage de Pompierre.
Nous traversons des rues bordées de jardins remplis de fleurs et d’arbres, des prés ou paissent des vaches et leurs inséparables pique-bœufs, des cabris en liberté (dire qu’ici ils mangent ces adorables petites bêtes, moi je ne peux pas…)
Pompierre est une superbe crique presque fermée, très ombragée grâce aux innombrables palmiers et cocotiers (attention aux noix de coco sur la tête!) et quelques tables sous des cahutes pour le pique nique.
Des chèvres viennent quémander de la nourriture, ce qui amuse beaucoup les enfants et même les grands.
Sandwichs à la chiquetaille de morue, une petite bière, une trempette dans l’eau turquoise et chaude, une petite sieste et nous voilà repartis pour la fin de la découverte de l’île.
Nous allons voir l’Anse du Figuier, jolie et peu fréquentée mais avec une eau pas très claire, puis la plage de Grande Anse, où la baignade y est totalement interdite (beaucoup de vagues et de remous), l’Anse à Cointe, l’Anse Rodrigue et la Baie de Marigot.
Voilà notre journée. Terre de Haut est une île vraiment très belle et je trouve que les gens y sont accueillants et charmants.






Entre autre, vous pourrez remarquer que le métier de gendarme ici, n'est pas de tout repos!!!!!!!





SAMEDI 27 MARS

Nous prenons la navette inter île pour nous rendre à Terre de Bas (10 minutes). Il n’y a apparemment pas de mouillage très bien abrité sur cette partie des Saintes, alors cette solution nous est apparue comme étant la plus raisonnable.
Arrivée à l’Anse des Muriers, cette partie des Saintes est beaucoup moins touristique.
Elle a été durement malmenée lors du séisme de 2004. Elle ne possède qu’une seule plage de sable facilement accessible et quelques criques sauvages.
Végétation dense, maison de toutes les couleurs, habitants d’une gentillesse exceptionnelle. Isolement complet et tranquillité totale.
C’est ici que sont fabriqués les derniers « Salako » , couvre chef typique de l’île.
Après une petite balade dans les rues, une petite bouffe chez « Eugénette », figure emblématique de l’île, chez qui nous mangeons les premiers vraiment bons accras depuis que nous sommes aux Antilles, et des Ti Punch’s à toutes les sauces (citron, coco, carambole, merise, ananas et j’en oubli, bien sûr fabrication maison). Ambiance typiquement créole et cuisine familiale (vivaneau grillé, chatrou, sorte de poulpe et l’incontournable banane flambée et plus que flambée!!)
Après tout cela une petite sieste et un bon bain dans une eau toujours aussi agréable et retour par la navette vers Terre de Haut.
De retour sur Balafenn, nous voyons arriver dans le soleil couchant, un quatre mâts "Sea Cloud" de toute beauté et qui vient mouiller juste à côté de nous.










DIMANCHE 28 MARS
Aujourd'hui il y a beaucoup de touristes arrivés par navette pour la visite de l'île.
Alors nous restons bien tranquilles sur Balafenn à flâner et à admirer tout ce super paysage qui nous entoure.