vendredi 16 avril 2010

QUARANTE ET UNIEME SEMAINE DU LUNDI 12 AVRIL AU DIMANCHE 18 AVRIL 2010

LUNDI 12 AVRIL
Ce matin nous partons visiter la « Capitale » Saint John’s.
Petite Ville très hétéroclite mélangeant maisonnettes de couleur et d’autres maisons pas très jolies, des placettes, des allées. Toutes les rues sont perpendiculaires et descendent vers le petit port de commerce.
Au port, il n’y a que des quais réservés aux grandes unités (paquebots) et c’est tout.



Ici pas de possibilité de faire du gasoil ou de l’eau.
Tous les commerces cernant ce quai sont uniquement fait de boutiques de luxe (joaillerie, Dior, Chanel, Van Cleef, Armani etc…)
Il faut sortir de là pour trouver la vraie vie, celle des gens de tous les jours.
Nous allons visiter la St John’s Cathédrale. Surprenant et imposant, cet édifice a subi une multitude de modifications au cours des siècles depuis sa construction en 1683.
Les jardins y sont un peu le repaire des pauvres gens.
L’intérieur est revêtu de bois de pin pour protéger le bâtiment contre les ouragans ou les tremblements de terre, l’autel est en acajou, les chandeliers en argent et il y a un des derniers orgue à 3 mains.
Tout ceci a fortement été endommagé par le tremblement de terre de 1974 : fissures de la façade, planchers et balustrades et bancs en bois détériorés.
Il faudra beaucoup de dons pour restaurer cette cathédrale.
Nous partons ensuite à la recherche du fameux joint défectueux.
Mais ici il n’y a rien de ce genre et nous devons prendre un bus pour nous rendre à Jolly Harbour où là il y a un Shipchandler.
C’est une Marina encore une fois sans vie avec quelques commerces où personne ne se promène, vide et sans âme.
Nous ramenons différents joints dont aucun n’a les dimensions désirées, mais JM est le roi de la bricole, et de plusieurs il en fera un de bon!
Au retour à St John’s nous nous arrêtons au St John’s Public Market faire le plein de fruits et de légumes et retour sur Balafenn. Nous nous arrêtons devant l’immense statue consacrée au premier Ministre « Sir Vere Cornwale Bird SR » « Father of the Nation ».
Encore un Mégalo!!!!!!
JM après avoir changé le joint (bidouillage entre plusieurs) se rend compte que l’alarme du moteur bâbord se déclenche toujours!
La panne n’était donc pas là (mais le joint était tout de même à changer) et venait d’une sonde de température qu’il faudra changer quand nous serons à Saint Martin.

MARDI 13 AVRIL
Ce matin nous décidons de partir d’ici sans regrets.
Nous ferons les papiers de sortie du territoire à Barbuda (ne pas confondre avec Barbade) île rattachée à Antigua et à 30 M.N. de là.
Donc départ vers 7h, une fois passé le chenal nous levons les voiles et tout d’un coup le ciel est devenu très noir, le vent s’est levé à plus de 30 nœuds (la météo avait prévu 20) la mer est devenue très agitée.
Alors……..retour au bercail.
Il est tombé des cordes toute la journée et nous n’avons pas bougé du bateau d’une part pour le surveiller et d’autre part pour se mettre à l’abri.
Dommage mais impossible d’avoir de la connexion Internet sinon vous écrire m’aurait occupé.






MERCREDI 14 AVRIL
Nous prenons quelques renseignements sur l'île de Barbuda où nous voulions aller et nous lisons dans un bouquin spécialisé que cette île est entourée d'un labyrinthe de récifs coralliens sur lesquels plus de 200 bateaux se sont échoués et que, bien que les cartes modernes réduisent les risques, elles ne sont pas entièrement fiables du fait de la croissance continuelle du corail!!
Alors courageux mais pas téméraires, nous abandonnons cette idée.
D'après les photos elle est entourée de très grandes plages de sable blanc, réservées en majeure partie à des hôtels de luxe très sélectifs où viennent s'isoler des clients fortunés et quelques noms connus du "show Bizz" sans que ceux-ci se mêlent à la vie de l'île. Un hôtel dispose même d'un aérodrome privé pour avion-taxi!!!!!
Alors vous voyez bien que cela n'est pas pour nous!
Nous retournons donc à St John's afin d'effectuer la "clearance" de départ pour demain.
Nous pensons prendre la direction de St Barthélemy.
Fin de soirée nous assistons à un ballet incessant d'entrées et de sorties de paquebots.
Ce soir pour nous dire au revoir, nous avons droit à la visite dans la baie de quelques dauphins, de cormorans et de mouettes rieuses qui nous abasourdissent les oreilles.


JEUDI 15 AVRIL

Il est 6h et avant de partir nous avons le droit à une représentation de raies qui sautent de l'eau pour attraper leur pitance, du moins nous le pensons.
Nous prenons donc la direction de St Barth, mais les vents en veulent autrement et si nous ne voulons pas galérer toute la journée, il faut changer de direction.
Alors nous jetons notre dévolu sur l'ile de Saint KITTS état indépendant avec l'île de Nevis (1983) mais de tradition anglaise comme Antigua, car ils ont été longtemps colonisés par les Anglais.
Saint Kitts ou St Christophe, du nom de celui qui l'a découverte : Christophe Colomb! et oui encore lui!
Arrivée 17h, nous descendons directement à Basseterre (même nom que la ville de Guadeloupe) car elle a été construite par les Français au XVII ème siècle.
Comme à Antigua, tout est fait pour l'arrivée incessante des Paquebots (boutiques de luxe) mais toutes ces boutiques sont fermées quand les paquebots repartent. Ce qui est le cas et nous marchons dans un "No Man's Land" pour rejoindre les autorités portuaires afin de faire notre "clearance" d'entrée.
Tout se passe bien mais les douanes n'étant pas présentes nous devons revenir demain pour valider nos passeports.
Un petit tour dans la petite ville, assez mignonne, les gens ont l'air gentils (du moins ceux du cru), nous essayons de nous faire un petit resto mais pas terrible (le hamburger y est roi) et rentrons au bateau.

VENDREDI 16 AVRIL
Ce matin il tombe encore des trombes d'eau et c'est, trempés, que nous arrivons aux douanes pour faire valider nos passeports. Si nous n'avions pour ainsi dire pas eu d'eau depuis 9 mois, là on se rattrape et toute la poussière emmagasinée au Sénégal et dont nous n'arrivions pas à nous séparer est maintenant partie. Balafenn est beau comme un camion tout neuf.
Deux paquebots sont arrivés ce matin ce qui donne de la vie à cette petite marina.
Quelques flamboyants commencent à faire leurs fleurs et cela est vraiment très beau.
Nous cherchons une boulangerie et un charmant Monsieur nous y conduit. Comme il pleut on se met à l'abri et il nous raconte sa vie (ancien boxeur qui a pas mal bourlingué). Ici ne comptez pas trouver de la bonne baguette croustillante mais uniquement du pain de mie!!!
Comme il pleut toujours, nous rentrons sur le bateau.
























SAMEDI 17 AVRIL
Il pleut, il pleut et il pleut toujours.
Vers 16h, nous profitons d'une petite accalmie pour descendre faire notre "clearance" de départ pour demain matin et faire un dernier petit tour dans Basseterre.
Le coeur de cette petite ville est constitué en partie par "the Circus" petite place octogonale au centre de laquelle se trouve le "Thomas Berkeley Mémorial" et sa curieuse horloge victorienne. Puis nous profitons toujours qu'il ne repleut pas et flânons dans les ruelles. Retour à "l'Indépendance Square", à la "Church of Immaculate conception", aux étals colorés du Public Market et retour obligé sur le nouveau front de mer où les luxueux magasins ont été regroupés dans une immense galerie marchande (toujours pour les touristes américains des paquebots).
Retour sur Balafenn. Nuit agitée et houleuse.































DIMANCHE 18 AVRIL
Nous partons de St Kitts vers 8h direction St Barthelemy.
Nous ne regrettons pas de quitter cette usine à paquebots, mais c’est sans savoir ce qui nous attendait.
Nous longeons la côte ouest de l’île et apercevons une multitude de cheminées en pierre, vestiges des anciennes sucreries et une énorme colline ceinturée de remparts, « Brimstone Hill Fortress » surnommé le Gibraltar des Antilles.
Arrivée au mouillage de Gustavia à St Barth vers 14h.
Il y a beaucoup de bateaux mais nous arrivons tout de même à nous faire une petite place.
Il faut savoir que pour la sécurité d’un bon mouillage il faut en principe mettre en longueur de chaîne, trois fois minimum la hauteur de la profondeur de l’eau (ex : pour 8 m de fonds il faut au mois 24 m de chaîne voir plus).
Nous descendons pour faire les formalités d’entrée (même si nous sommes sur le territoire français) mais c’est sans compter que nous sommes dimanche. Nous accostons dans un endroit que l’on pourrait appeler le « Saint Tropez » antillais sauf que tout est fermé et qu’il n’y a que peu de vie dans les rues.
Un petit tour dans ces ruelles vides et nous retournons au bateau.
































mercredi 7 avril 2010

QUARANTIEME SEMAINE DU LUNDI 5 AVRIL AU DIMANCHE 11 AVRIL 2010

LUNDI 5 AVRIL
Hier soir nous avons fait la connaissance de Patrick (corse) et Josiane (bretonne) qui depuis le mois de mai 2009 sont partis de Toulon pour faire le tour des Antilles (un rêve de gosse) et doivent rentrer bientôt sur la métropole. On se fait un petit apéro Ti Punch sur Balafenn.
Donc départ vers Antigua à 7h30.
Nous sommes accompagnés par une dizaine d’oiseaux ayant pris la girouette du bateau pour un manège.
Le vent n’est pas terrible et la mer est assez hachée.
Mais nous n’avons que à peu près 7h de navigation, alors nous prenons notre mal en patience.
Nous arrivons vers 15h et descendons aussitôt faire les papiers d’autorisation d’entrée sur le territoire d’Antigua. Et là, oh miracle, il ne nous manque rien et nous pouvons à notre guise nous promener dans l’île.
Elle est appelé l’île aux 365 plages (une par jour!) et même sur les plaques d’immatriculation des voitures il y a marqué « land of sea and sun » (pays de la mer et du soleil)
Nous sommes au mouillage à English Harbour ancien repaire de l’Amiral Nelson, réputé pour son entrée peu visible du large. Le port et les installations de l’arsenal (Nelson’s Dockyard) furent abandonnés en 1889 par La Royal Navy.
En 1950, le Capitaine Nicholson (ancien officier de la marine britannique) commença la rénovation du site et depuis elle est poursuivie par le National Park Nelson’s Dockyard.
L’Admiral’s House abrite le musée, les anciens ateliers, les écuries et le quartier des officiers.
Vers l’ancien sentier de halage se dressent des piliers de pierre.





Nous nous y promenons et nous nous rendons compte qu’ici il y a les Anglais, les Américains, un peu de Canadiens et Nous!!!!!
So British!!!!!!!!!




MARDI 6 AVRIL

Nous sortons d’ici pour essayer de trouver un distributeur d’argent.
Ici la monnaie est le Dollar Est Carabéen mais vous pouvez également régler en Dollars Américains, d’ailleurs ils préfèrent.
Nous montons avec un taxi collectif à Shirley Heights à côté des fortifications où étaient cantonnée la Royal Artillery. De là nous découvrons un magnifique point de vue sur English Harbour, Falmouth Harbour, la Guadeloupe au loin et enfin l’île de Montserrat.
Montserrat nous n’y sommes pas allés car nous avons estimé qu’avec tous les problèmes qu’ils rencontrent actuellement avec le volcan Soufrière de Galway (éruption en 95, coulées de lave successives, éruptions explosives de cendres…) et qui ont dévasté tout le sud de l’île et dernièrement encore au mois de février projection de cendres (ressenties jusqu’en Martinique) nous aurions fait une sorte de voyeurisme. Peut être à tort, je ne sais pas, mais comment étaler notre « richesse » quand ils n’ont même pas l’eau courante. Cette petite île est une colonie autonome Britannique. Alors Madame la Reine, à vous de jouer!!!
Il y avait une course de canoës à rames entre l’Angleterre et Antigua et nous avons assisté à l’arrivée du dernier concurrent, un anglais, qui a mis, d’après ce que nous avons compris 80 jours pour faire la traversée, le premier (beaucoup plus jeune) ayant mis une quarantaine de jours! Arrivée très émouvante de ce rameur. Chapeau Sir!


























































MERCREDI 7 AVRIL
Tout d'abord un petit message personnel : nous souhaitons à Dédé dit "Le Chef du Village" un très joyeux Anniversaire.
Revenons à Antigua. Juste une petite sortie pas très longue car le vent s'est levé et nous restons vigilant par rapport au mouillage.
Les bateaux tournent dans tous les sens et cela est normal, mais ce qui l'est moins c'est qu'ils ne tournent pas tous en même temps.
Alors nous en profitons pour faire encore quelques bricolages (pompe d'eau de la douche qui fonctionne mal, joints à changer, nettoyage de la coque, etc...)
J'en profite d'avoir acheté de la connexion à HotHotHotSpot pour faire tous les courriers que j'avais en retard et écrire à tous nos copains et amis.

JEUDI 8 ET VENDREDI 9 AVRIL
Le temps est assez houleux, par moment il pleut des grains assez forts mais le soleil revient tout de suite après.
Mais comme Balafenn se balade beaucoup, comme tous les autres bateaux d'ailleurs, nous préférons ne pas trop nous éloigner et faisons seulement quelques petites balades à pied.
Ce soir nous avons eu le droit de voir un feu d'artifice tiré de Fort Berkeley, fort marquant et gardant l'entrée du mouillage et du port.
Il était très beau et impressionnant, le bruit se répercutant dans les collines entourant le mouillage.
Pourquoi ce feu? Je crois que nous ne le saurons jamais.
Ici, comme à la Barbade, le premier problème est celui de la langue : Anglais Créole!!!

SAMEDI 10 AVRIL
Nous partons vers 8h direction Nonsuch Bay à l’ouest de l’île.
Nous avons le vent dans le nez et marchons au moteur pendant 2h.
L’entrée de cette baie est entourée de barrières de corail et il faut rester super vigilants et prudents.
Certains hauts fonds ne dépassent pas deux mètres!
Il y a une passe à respecter au mètre près et nous trouvons quelques épaves qui prouvent la dangerosité de ce lieu.
Une fois passés, nous rentrons dans une immense baie (où là encore il y a des hauts fonds mais bien stipulés sur nos cartes) et nous nous dirigeons vers le mouillage de Lecoff Cove qui est réputé comme un excellent trou à cyclones.
Effectivement, c’est très beau, bien abrité mais quelle tristesse!
On se croirait dans un « no man’s Land ».
Une partie de la baie, dont une ile, est en majeure partie occupée par le vaste domaine du « très privé » Mill Reef Yacht Club, qui regroupe de superbes résidences mais toutes fermées.
Egalement un important complexe hôtelier et immobilier bordé de quais sans bateau et sans vie!
Les seules personnes que nous pouvons apercevoir sont les gardiens qui font leur tour de garde en se relayant sans arrêt et une ou deux barques de pêcheurs installant leurs filets.
Tout ceci enlève de la quiétude à ce site naturel.
Et, en plus, pas un bateau au mouillage.
Nous décidons donc de ne pas y rester et d’aller un peu plus loin. Nous avons le temps il n’est que 10h30.
Mais le sort en a décidé tout autrement et au milieu de la baie, le moteur bâbord fait des siennes et se met à siffler en alarme.
Donc demi tour et retour à Lecoff Cove où nous y passerons le restant de la journée et la nuit, au bord de la mangrove.
JM passe son après midi à chercher la panne : encrassement du circuit de refroidissement d’eau de mer et un joint (dont nous n’avons pas le remplaçant) qui est mort.
Pourtant ses moteurs il les bichonne et les vérifie à chaque arrêt!




DIMANCHE 11 AVRIL

Départ 6h ce matin afin de ressortir de la baie par la même passe empruntée pour entrer, avant que le vent ne se lève de trop.
Direction St John’s mais par le sud de l’île car les hauts fonds présents par ne nord de l’île nous auraient obligé à faire un très grand détour.
Le vent monte jusqu’à plus de 30 nœuds et nous l’avons encore une fois dans le nez et les courants sont également contre nous. Nous galérons un peu mais par contre nous naviguons dans des eaux peu profondes et d’une couleur et d’une clarté étonnantes!
Arrivée à St John’s vers 14h le vent est toujours aussi fort.
Le mouillage de Fort St James n’est pas très intéressant et très venté. Nous y mouillons tout de même par 3 mètres 50 de fonds.
Nous ne quitterons pas le bateau car le vent souffle toujours entre 25 et 30 nœuds.